lundi 23 octobre 2017

Accueil du site > Technologie > La bataille entre les Etats-Unis et l’Europe sur le GPS (...)

La bataille entre les Etats-Unis et l’Europe sur le GPS s’intensifie

Anne-Françoise Pelé, George Leopold, EETimes France, via liste Veille.com

mercredi 25 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

logo

Les Etats-Unis haussent le ton dans la bataille qui les oppose à l’Europe quant à la technologie de navigation par satellite mondiale.

Un représentant du gouvernement américain a dévoilé mercredi (25 janvier) un système GPS de nouvelle génération, lequel devrait fournir plus de capacités commerciales. L’actuel réseau GPS est contrôlé par l’Armée américaine, et les capacités civiles sont délibérément affaiblies pour des questions sécuritaires.

Le Département du Commerce a indiqué que le Secrétaire Adjoint au Commerce des Etats-Unis, David Sampson, présentera le nouveau système lors du forum GPS de nouvelle génération organisé par la Chambre de Commerce américaine. Le système inclura un second canal GPS civil, permettant des améliorations significatives en termes de précision et de fiabilité », a indiqué le Département dans un communiqué.

Des dirigeants de General Motors, IBM, Lucent Technologies et Trimble Navigation devraient faire leur apparition dans le forum GPS. De même, certains membres du GPS Industry Council devraient participer aux côtés de représentants de l’Etat et de chercheurs universitaires.

Cette initiative du gouvernement américain fait suite à certains faits majeurs en Europe, où la Commission européenne et l’Agence Spatiale Européenne (ESA) ont franchi un pas de plus vers la concrétisation de leur projet de navigation par satellite, Galileo. Le 12 janvier, le satellite test Giove-A a transmis ses premiers signes vers les stations terrestres. Il avait été lancé le 28 décembre du cosmodrome de Baïkonur, au Kazakhstan, et s’est positionné à une altitude de 23 260 kilomètres au-dessus de la Terre.

Giove-A, ou Galileo In-Orbit Validation, a pour principale mission d’occuper les fréquences attribuées à Galileo par l’Union Internationale des Télécommunications, de faire la démonstration de technologies critiques relatives aux charges utiles de navigation des futurs satellites Galileo opérationnels, de caractériser l’environnement radiatif des orbites prévues pour la constellation Galileo et de tester les récepteurs au sol.

De plus, l’ESA et Galileo Industries GmbH, pilote d’un consortium européen rassemblant plus de cent entreprises, ont signé le 19 janvier un contrat de 950 millions d’euros pour la deuxième phase du projet Galileo.

Aux termes de l’accord, les deux partenaires seront en charge du développement et de la construction des quatre premiers satellites de la constellation de trente satellites Galileo et d’une partie de l’infrastructure de Galileo, notamment les tests et le sous-système. Cette phase devrait être achevée d’ici 2010.

La troisième phase inclura le lancement de l’ensemble du réseau Galileo. Le coût total est estimé à 3,6 milliards d’euros.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :