vendredi 20 octobre 2017

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Renault : la DCRI n’a trouvé "aucune trace d’espionnage"

L’Expansion.com, avec AFP

dimanche 6 mars 2011, sélectionné par Spyworld

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L’enquête de la DCRI n’a pour l’heure permis de mettre au jour "aucune trace d’espionnage" du constructeur automobile par des salariés. Au Lichtenstein, les recherches n’ont rien donné non plus.

L’enquête de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) n’a pour l’heure permis de mettre au jour "aucune trace d’espionnage" par des salariés de Renault et l’enquête menée au Liechtenstein a été "sans résultat", a-t-on appris jeudi de sources proches de l’enquête.

Les enquêteurs de la DCRI n’ont pour leur part retrouvé "aucune trace de comptes en Suisse" qui auraient été détenus par les trois cadres contre qui une procédure de licenciement a été engagée, selon une source proche de l’enquête qui évoque la possibilité que Renault ait reçu des informations erronées. De faux numéros de comptes en Suisse auraient également ainsi été communiqués lors de l’enquête privée effectuée en interne avant que la DCRI ne soit saisie, a précisé la source.

L’affaire d’espionnage industriel chez Renault a éclaté début 2011 avec la mise à pied puis le licenciement de trois cadres haut placés, à la suite d’une enquête interne consécutive à l’envoi de courriers anonymes. Les cadres licenciés étaient soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin via des comptes bancaires en Suisse ou au Liechtenstein.

Les enquêteurs de la DCRI, toujours selon la source, ont entendu au début de leurs investigations l’un des responsables de cette enquête interne, un ancien policier de brigade financière, qui leur a remis un rapport faisant en une dizaine de points, état des accusations contre ces cadres. Parmi ces points figurait l’existence de comptes en Suisse et de sommes d’argent perçues — de 50 à 60.000 euros — dont, pour l’heure, "aucune trace n’a été retrouvée". Invité à donner plus d’éléments, la DCRI s’étonnant de la "faiblesse des accusations à charge", ce responsable n’a pas donné suite, a encore précisé la source, ce qui a semblé aux policiers de la DCRI "curieux de la part d’un ancien enquêteur de police judiciaire".

La DCRI "a assez rapidement douté d’une affaire d’espionnage", a dit la source privilégiant des "affaires internes à l’entreprise" qui "pourraient au final se clore devant (le conseil des) prud’hommes", de l’avis des policiers en charge de l’enquête à la DCRI.

L’avocat de Renault Me Jean Reinhart a réfuté jeudi sur Europe 1 la thèse de la "manipulation" : "Je démens absolument ce terme de manipulation. On n’est pas dans ce cadre-là, pour l’instant on n’a aucun renseignement qui concoure d’une façon ou d’une autre à dire que la thèse initiale, c’est-à-dire d’espionnage, n’existe pas."

Pas de compte non plus au Lichtenstein ?

L’enquête menée par les autorités du Liechtenstein sur des comptes présumés dans le cadre de l’affaire Renault, a été "sans résultat", a indiqué jeudi à l’AFP une source proche du dossier. "Le numéro de compte" fourni dans le cadre de l’enquête "n’existe pas", a-t-elle précisé. "Apparemment, les informations étaient fausses. L’enquête a été sans résultat", selon cette source.


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