dimanche 22 octobre 2017

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Les députés veulent la tête de l’espion en chef

Brian Lilley, QMI

dimanche 27 mars 2011, sélectionné par Spyworld

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Les députés de l’opposition ont encore une fois demandé à ce que le patron du Service canadien du renseignement de sécurité démissionne ou se fasse montrer la porte. Ils utilisent cette fois le pouvoir d’un rapport du comité des Communes qui sollicite son départ.

Les députés libéraux, bloquistes, et néo-démocrates du comité des Communes sur la sécurité publique et la sécurité nationale ont planché sur un rapport, mercredi, qui critique vivement des propos tenus l’été dernier par Richard Fadden, le patron du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), concernant l’ingérence étrangère.

« Nous nous inquiétons du fait que dans certaines provinces, des informations nous laissent croire que des figures politiques auraient développé des liens privilégiés avec différents pays », avait déclaré, en juin dernier, M. Fadden lors d’une entrevue à CBC.

« Il y a plusieurs politiciens municipaux de la Colombie-Britannique et, dans au moins deux provinces, il y a des ministres de la Couronne que nous soupçonnons d’être sous l’influence d’un gouvernement étranger », avait dit M. Fadden.

Questionné par la CBC à savoir si la Chine était l’un des pays qui espionnait ou tentait d’influencer les politiciens canadiens, M. Fadden avait laissé entendre que le média avait vu juste.

Le rapport du comité demande au gouvernement de Stephen Harper de présenter des excuses liées aux remarques de M. Fadden, de mettre les choses au clair concernant la nature de ces allégations et de remplacer Richard Fadden à la tête du SCRS.

« Le rapport démontre clairement que les allégations tenues en public [par M. Fadden] ne semblaient pas fondées. Elles ont été extrêmement embarrassantes et destructrices pour des milliers de Canadiens, principalement les Canadiens d’origine chinoise », a dit le député libéral et porte-parole en matière de sécurité publique, Mark Holland, à l’Agence QMI.

« Tu ne peux pas prétendre que des personnes sont sous l’influence de puissances étrangères. Qu’est-ce que ça signifie exactement ? Il jette le discrédit sur tout le monde. Fadden doit démissionner », a ajouté M. Holland Par ailleurs, des experts en sécurité désapprouvent cette demande de départ.

« Ils sont vraiment ridicules… » a déclaré John Thompson de l’Institut MacKenzie, un centre d’études et de recherches axé sur les questions de sécurité.

« Je ne vois aucune raison de douter des propos tenus par M. Fallen. »

M. Thompson a dit à l’Agence QMI qu’il avait récemment découvert et expérimenté l’influence étrangère.

« J’ai fait des recherches sur un pays qui tente de diriger ses expatriés ici au Canada. Et c’est une puissance amicale », a déclaré M. Thompson.

Selon lui, la Chine n’est pas le seul pays à vouloir influencer les politiciens canadiens ou à diriger la vie de ses expatriés au Canada. L’Iran ou la Russie feraient aussi partie de la liste, au même titre que l’Amérique latine, l’Afrique ou l’Europe occidentale qui seraient tous impliqués dans l’espionnage au pays.

Les députés conservateurs ont déposé leur propre rapport pour défendre Richard Fadden, et le gouvernement a rejeté les appels à sa démission.


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