lundi 18 décembre 2017

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Thales et Alcatel sur le point de se rapprocher

Reuters

samedi 28 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

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Alcatel serait prêt à augmenter sa part dans Thales, de 9,5% actuellement à 25% à 30% du capital du grouped’électronique de défense, auquel l’équipementier télécoms apporterait en échange ses activités satellites, lit-on samedi dans Le Monde,qui reprend des informations de la lettre spécialisée Aéronautique Business.

Selon cette lettre, ce scénario devrait être présenté par Alcatel mardi 31 janvier lors d’un conseil d’administration de Thales.Parallèlement, l’Etat français, détenteur de 31,3% de Thales, serait prêt à réduire sa participation à 25%.

Samedi, personne n’était joignable dans l’immédiat chez Thales pour commenter ces informations. Une porte-parole d’Alcatel s’estrefusée de son côté à tout commentaire.

Interrogé par Le Monde, le ministère de l’Économie a indiqué ne pas avoir été saisi d’un tel scénario.

Selon le quotidien, "la procédure serait d’abord qu’un conseil se réunisse et propose un projet", qui serait ensuite étudié par lespouvoirs publics.

Lors d’une récente interview à l’hebdomadaire Challenges, le président de Thales, Denis Ranque, avait laissé entendre que lesrelations avec Alcatel, longtemps distantes, s’étaient réchauffées au cours de ces derniers mois.

Il avait notamment souligné qu’Alcatel avait soutenu le rachat par Thales de 25% du capital des chantiers navals militaires DCN,ajoutant que cela avait "resserré les liens" avec l’équipementier de télécoms.

"De part et d’autre, on insiste sur la complémentarité dans certains domaines comme le satellite militaire Syracuse, et les ’softwareradios’, pour les champs de bataille", souligne Le Monde.

L’ETAT ARBITRE

Lors de la privatisation de Thales (ex Thomson-CSF), Alcatel est entré au capital comme partenaire industriel avec une participationde 15,84 % au côté de Dassault (5,7 %).

L’engagement précise que cette participation peut augmenter mais ne doit pas dépasser celle de l’Etat. Depuis sept ans, la partd’Alcatel a fluctué, culminant à 26,29 % en 1990, pour retomber à 9,46 % en 2002. Quant à Dassault, il souhaite se désengager, rappellele quotidien.

Cette remontée en puissance permettrait à Alcatel d’avoir des ressources régulières grâce aux contrats militaires, moins cycliques queles télécoms.

"De plus, Serge Tchuruk, 68 ans, souhaiterait initier cette opération alors qu’il doit en principe quitter ses fonctions opérationnelles enjuin. Comme il n’a pas de successeur désigné, un rapprochement avec Thales placerait Denis Ranque en bonne position", ajoute LeMonde.

La période serait d’autant plus propice que le groupe franco-allemand d’aéronautique et de défense EADS ne semble plus êtreintéressé par Thales, ajoute-t-il.

"Si son coprésident Noël Forgeard défend toujours le dossier, son actionnaire français Lagardère n’en ferait pas une priorité,souhaitant explicitement alléger sa participation dans EADS", souligne-t-il.

L’actionnaire allemand DaimlerChrysler serait opposé à un rachat global de Thales et sa priorité est de régler ses difficultés dansl’automobile.

L’Etat français, présent tant chez Thales que chez EADS, où il détient quelque 15% du capital, détient ainsi une position d’arbitre dansce dossier.


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