mercredi 22 novembre 2017

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Le renseignement intérieur

Eric Denécé, Notes de réflexion, CF2R.org

lundi 2 mai 2011, sélectionné par Spyworld

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L’étude des différentes formes de renseignement intérieur permet de dégager quatre fonctions distinctes :

- Le Renseignement d’opinion : police de la pensée (police politique) ou sondage de l’opinion. Cette mission est soit antidémocratique (régimes totalitaires) ou inutile en raison de l’existence des instituts de sondage.
- Le Renseignement de sécurité publique, dont la finalité et d’anticiper et de suivre (monitoring) les mouvements sociaux et sociétaux (sectes) contestataires, susceptibles de troubler l’ordre et la sécurité publics, mais qui n’agissent ni de manière clandestine ni antidémocratique. Cette activité se pratique de manière « ouverte » et ne nécessite pas de démarche secrète d’acquisition des informations (c’est ce que l’on qualifie « d’information générale »).
- Le Renseignement de sécurité intérieure qui a pour but la protection des institutions[1] et d’identifier et de surveiller les menaces d’origine interne : terrorisme, extrémisme politique, indépendantisme, complots contre l’autorité de l’Etat, etc. Les organisations cherchant à nuire à l’Etat ou à son intégrité agissant de manière clandestine et organisée, seules des méthodes intrusives permettent de recueillir des renseignements sur leurs activités.
- Le Renseignement de sécurité nationale qui concerne essentiellement les menaces d’origine extérieure dirigées contre le pays (espionnage politique, militaire et économique, ingérence, terrorisme d’Etat, etc.) et le suivi des représentations étrangères présentes sur le territoire national (ambassades, réfugiés, oppositions en exil, etc.). Cette tâche se fonde également sur des méthodes intrusives et intègre la mise en place de mesures de prévention et de protection contre les menées adverses.

Il est possible de rajouter à cette typologie le Renseignement criminel, qui relève le plus souvent de la police judiciaire (documentation, infiltration, surveillance), voire de la Sûreté de l’Etat si les mafias ou la corruption sont une menace pour les institutions ou la sécurité nationale (cf. Italie, Colombie, Mexique, etc.).

Dans tous les pays du monde, l’architecture des services de renseignement et de sécurité intérieurs s’organise autour de la concentration ou de la segmentation de ces fonctions.

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