lundi 16 octobre 2017

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Le Conseil de la Fédération examine à huis clos l’affaire d’espionnage impliquant des diplomates britanniques

RIA Novosti

mardi 31 janvier 2006, sélectionné par Spyworld

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Le Conseil de la Fédération examinera ce mardi à huis clos l’affaire d’espionnage dans laquelle des employés de l’ambassade de Grande-Bretagne à Moscou sont impliqués.

"Nous avons demandé au FSB (service de sécurité) de présenter un rapport sur cette situation. Le huis clos sera de rigueur. Je pense qu’il sera intéressant aux membres de la chambre haute du parlement de s’entretenir avec des représentants du FSB", a dit aux journalistes le président du Conseil de la Fédération, Sergueï Mironov.

La semaine dernière le FSB avait annoncé que quatre espions britanniques opérant à Moscou sous couverture diplomatique avaient été confondus en tant que membres d’un réseau d’espionnage. "Ce qui est essentiel, c’est qu’ils ont été pris la main dans le sac et qu’il a été démontré aussi qu’ils finançaient plusieurs organisations non-gouvernementales", a déclaré à la presse le directeur du Centre des relations publiques du FSB le colonel Sergueï Ighnatchenko.

Il n’y a rien d’étonnant à ce que des employés d’ambassade soient impliqués dans une affaire d’espionnage, a déclaré Sergueï Mironov.

"Ce n’est pas un secret que les services de renseignement travaillent et que fréquemment ils utilisent pour ce faire le statut diplomatique, a fait remarquer le sénateur. Par contre, le fait qu’ils (les services de renseignement) se permettent de financer des organisations non-gouvernementales, c’est quelque chose de nouveau".

Le président du Conseil de la Fédération n’a pas été surpris par la position adoptée par la Grande-Bretagne qui nie toute implication dans cette affaire d’espionnage.

"Il aurait été étonnent qu’ils reconnaissent les faits. Mais dans le cas présent il y a des documents objectifs confirmant la chose (l’espionnage)", a ajouté Sergueï Mironov.

Celui-ci a également déclaré aux journalistes que ce "scandale d’espionnage" constitue un "argument de poids" en faveur de l’adoption de la loi sur les organisations non-gouvernementales.

Le président du Sénat russe a souligné qu’il était convaincu que ce scandale d’espionnage n’avait pas été spécialement fabriqué pour justifier l’adoption de ce texte.

"C’est que les images montrées à la télévision sont des observations remontant au mois de septembre, par conséquent ceux qui prétendent que tout a été conçu spécialement n’ont pas raison", a dit Sergueï Mironov.


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