mercredi 22 novembre 2017

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Une PME responsable des drones en Afghanistan

Bryn Weese, QMI

lundi 6 juin 2011, sélectionné par Spyworld

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C’est une petite firme d’Ottawa, ING Engineering, qui assure l’entretien, le lancement et la récupération des drones des Forces canadiennes en Afghanistan. Son équipe de sept membres a déjà effectué 30 000 heures de vol avec ces appareils de surveillance.

ING Engineering, qui participait mercredi et jeudi à Ottawa au CANSEC, le salon de l’industrie militaire, est responsable du Scan Eagle, un drone qui peut voler sans arrêt durant 20 heures, avec une autonomie de 100 km.

L’entreprise donne également la formation nécessaire aux militaires pour utiliser cet appareil sans pilote.

En Afghanistan, ING lance trois drones chaque jour, et deux autres en soirée.

« Notre mission là-bas, c’est de rechercher les gens mal intentionnés qui commettent des actes de violence, et nous avons un très large périmètre à couvrir, a indiqué Ian Glenn, président et chef de la direction de ING. Nous avons besoin d’une surveillance constante nuit et jour, afin de repérer des individus qui pourraient creuser des trous dans les routes et poser des gestes répréhensibles. C’est ce que le Scan Eagle nous permet de faire. C’est un peu comme avoir une caméra vidéo sur appel en plein ciel. »

En 2009, le gouvernement fédéral a accordé à Insitu, une filiale de Boeing, un contrat de 30 millions $ afin de fournir des véhicules aériens sans pilote aux Forces canadiennes. ING Engineering a été sélectionnée afin de diriger les missions de ces appareils en Afghanistan. Une compagnie établie en Floride a quant à elle obtenu un contrat pour de plus petits drones, lancés manuellement.

Selon le lieutenant-colonel Christian Lemay, de la Force expéditionnaire du Canada, les drones se sont avérés « très utiles » en Afghanistan. « Ils augmentent notre capacité à couvrir de vastes secteurs en appui à nos opérations en cours, a dit le lieutenant-colonel Lemay. De plus, ce sont des appareils qui ne mettent pas la vie des pilotes en danger. »

Le Canada utilise aussi le Maverick, un drone plus petit, alimenté par une pile au lithium polymère (semblable à celle d’un ordinateur portable), qui peut voler durant 30 minutes, avec une autonomie de 10 km. Le Maverick ne pèse qu’un kilo et peut se transporter dans un tube de la grosseur d’un tapis de yoga.

Comme le Scan Eagle, il peut recueillir et ramener à la base des données d’imagerie thermique et de la vidéo haute-définition, mais peut aussi envoyer en plein combat des images vidéo à un ordinateur portable. « Il vous permet de voir littéralement ce qu’il y a de l’autre côté d’un mur ou au-delà d’une intersection », a dit Ian Glenn, d’ING.

Les drones existent depuis la Seconde Guerre mondiale. Leur usage s’est accru lors des conflits au Vietnam, en Corée et en Israël, mais ils connaissent vraiment une grande popularité depuis une dizaine d’années, selon M. Glenn.

« À titre de major, j’étais responsable du programme des drones pour l’armée en 1996, a-t-il souligné. À cette époque, un pays qui réussissait à faire voler un drone 150 heures par année se distinguait des autres. Maintenant, nous accomplissons ces durées de vol en un après-midi. La révolution, c’est de pouvoir faire de la surveillance constante de façon fiable, efficace, sécuritaire, et à coûts réduits. »


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