mardi 21 novembre 2017

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La cyber-dissidence au cœur des révolutions arabes

Yves-Marie Peyry, CF2R.org

jeudi 9 juin 2011, sélectionné par Spyworld

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Le 12 mars dernier, devant un parterre d’ONG réunies à Genève à l’appel de Reporters Sans Frontière pour la Journée mondiale contre la cyber censure, le groupe TELECOMIX apportait son témoignage d’un hacking « éthique et militant » à visée humanitaire.

En effet, depuis le début des révolutions arabes, le groupe, créé par des hackers suédois et qui se qualifie de « société cybernétique » non hiérarchisée[1], s’est illustré par plusieurs actions destinées à porter assistance aux révoltes en cours. La principale fut « l’exfiltration cybernétique » de nombreuses vidéos prises par les insurgés, à l’aide de connexions par modem via des numéros de FAI (fournisseurs d’accès à internet) situés à l’étranger ou la mise à disposition d’outils de cryptage et « d’anonymisation » des communications. Lors de la révolution égyptienne, TELECOMIX a également fait appel aux radio-amateurs afin d’établir des communications via ondes radioélectriques. D’ailleurs, si TELECOMIX reconnaît volontiers sa vocation première de « hacking », l’organisation étend désormais ses activités à l’ensemble des techniques permettant un contournement des censures numériques (cryptographie, algorithmique, radioélectricité, etc.)[2].

A l’occasion de Journée mondiale contre la cyber censure, TELECOMIX a également animé un atelier destiné à sensibiliser les organismes humanitaires aux moyens d’interception ou d’écoute des régimes autoritaires, aux techniques pour contourner la censure mais aussi aux solutions pour protéger et sécuriser les échanges numériques.


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