mardi 21 novembre 2017

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La Chine rejette les accusations de « cyber-espionnage »

French.peopledaily.com.cn

lundi 13 juin 2011, sélectionné par Spyworld

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Les experts américains de la cybersécurité n’ont pas réussi à fournier des preuves suffisantes quand ils ont accusé des espions informatiques chinois d’avoir essayé de pénétrer dans des ordinateurs appartenant à des spécialistes chinois et des entrepreneurs du secteur de la défense aux Etats-Unis, a déclaré jeudi à Xinhua un expert chinois de la cybernétique.

Ces experts américains n’ont pu, pour fonder leur accusation, donner des preuves techniquement convaincantes, et ne se sont basés que sur la ressemblance tactique de cet incident avec d’autres plus anciens, faisant ainsi preuve d’une certaine témérité, a dit Dai Yiqi, un expert de la cyber-défense de l’Ecole de Science Informatique à l’Université Tsinghua.

Le 5 juin dernier, le Wall Street Journal a cité des experts américains de la cyber-sécurité disant que des espions informatiques chinois avaient tenté de pénétrer les ordinateurs d’experts chinois et d’entrepreneurs du secteur de la défense aux Etats-Unis ayant des liens avec le Gouvernement américain.

C’est la deuxième accusation lancée contre des pirates chinois après que Google leur ait reproché le 1er juin dernier de pirater des comptes Gmail de hauts responsables gouvernementaux américains et de personnels de l’armée.

D’après le Wall Street Journal, les spécialistes chinois ont été piégés par l’ouverture de pièces jointes ayant donné aux pirates accès à leurs ordinateurs, et ce modus operandi est tactiquement similaire à ce que Google avait révélé.

De plus, James Mulvenon, expert en cyber-sécurité et de la Chine aux Etats-Unis, dont les propos ont été cités par le Wall Street Journal, a dit que ces courriels contenaient de nombreuses fautes d’orthographe et de curieux choix de rédaction ayant davantage de sens en chinois qu’en anglais des Etats-Unis.

D’après M. Dai, ces preuves sont insuffisantes et ne sauraient étayer leusr arguments selon lesquels la source de l’attaque se situe en Chine.

Il est probable qu’ils aient identifié une source erronée, étant donné la structure complexe et les nombreux codes de l’internet, a dit M. Dai.

Ce genre d’accusation sans fondements viole aussi le principe des traditions légales britanniques et américaines, selon lesquelles « la preuve incombe à celui qui affirme », a ajouté Ding Xiangshun, professeur associé à l’Ecole de Droit de l’Université Renmin de Chine.

« La charge de la preuve pèse sur celui qui affirme, par sur celui qui dément. Par conséquent, si ces personnes accusent des pirates chinois de l’attaque, ils sont supposés fournir des preuves suffisantes, plutôt que de demander à ceux qui sont accusés de prouver eux-mêmes qu’ils sont innocents », a dit le Professeur Ding.

D’après Shi Yinhong, Professeur en relations internationales à l’Université Renmin de Chine, les accusations portées contre les pirates chinois aux Etats-Unis ces dernières années reposent en général sur pas grand chose, et leurs intentions réelles sont de montrer du doigt le Gouvernement chinois.

Quoi qu’il en soit, la Chine est particulièrement touchée par les attaques informatiques. En 2010, les ordinateurs hôtes de plus de 4,51 millions d’adresses IP en Chine ont vu l’implantation de chevaux de troie, en hausse de 1620,3% par rapport à 2009, d’après le Centre de Coordination/Equipe Nationale de Réponse Technique d’Urgence pour le Réseau Informatique.

En 2010, les adresses IP de serveurs situés en dehors de Chine et contrôlant des chevaux de Troie se montaient à près de 220 000, soit 57% de plus qu’en 2009. Et ce sont les Etats-Unis qui comptaient le plus grand nombre de ces serveurs, avec 14,66%, d’après le Centre.


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