lundi 18 décembre 2017

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L’OTAN reconnaît la perte d’un drone hélicoptère en Libye

Le Monde, avec AFP

mardi 21 juin 2011, sélectionné par Spyworld

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L’OTAN a reconnu mardi 21 juin la perte d’un drone hélicoptère qui effectuait une mission de surveillance en Libye. Selon des responsables américains, l’appareil est un Fire Scout, utilisé depuis 2006 par l’armée américaine.

"A 9 h 20 [heure française] aujourd’hui [mardi], l’OTAN a été informée qu’un drone hélicoptère utilisé par l’Alliance a disparu des écrans de contrôle radar du centre de commandement" des opérations en Libye, a indiqué le lieutenant-colonel Mike Bracken, porte-parole de la mission "Protecteur unifié" dirigée par l’OTAN.

IMAGES DE CARCASSE

"Ce drone effectuait une mission de surveillance et de reconnaissance au-dessus de la Libye pour surveiller les forces pro-Kadhafi qui menacent les populations civiles", a ajouté le porte-parole. Il a indiqué que l’OTAN cherchait à déterminer les causes de la perte de cet appareil. Le porte-parole a, en revanche, catégoriquement démenti la perte d’un hélicoptère d’attaque. "L’OTAN confirme qu’elle n’a perdu aucun hélicoptère d’attaque durant l’opération ’Protecteur unifié’", a-t-il dit.

La télévision libyenne a montré mardi des images de la carcasse d’un appareil, qu’elle a identifiée comme celle d’un hélicoptère Apache abattu près de Zliten à 160 km à l’est de la capitale. Zliten est situé à 40 km à l’ouest de la ville rebelle de Misrata. L’OTAN utilise depuis quelques semaines des hélicoptères de combat en Libye pour tenter d’éviter l’enlisement du conflit, plus de deux mois après le début de l’intervention internationale.

L’OTAN SUR LA DÉFENSIVE

La perte de cet appareil intervient au moment où l’opération de l’Alliance atlantique suscite les critiques après la mort de vingt-quatre civils en seulement quarante-huit heures sous le feu de l’OTAN à Sorman (ouest) et Tripoli, selon le régime.

L’OTAN a assuré mardi qu’elle prenait toutes les précautions possibles pour éviter les pertes civiles en Libye, répondant aux critiques du chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, qui a estimé la veille que de telles erreurs remettaient en cause la crédibilité de l’Alliance. "Je dirais que notre réputation et notre crédibilité ne sont pas remises en question", a déclaré lors d’une conférence de presse le lieutenant-colonel Mike Bracken, porte-parole de la mission.

M. Bracken a de nouveau reconnu la responsabilité de l’Alliance pour la mort de neuf personnes, dont cinq d’une même famille, lors d’un bombardement nocturne à Tripoli dimanche. Il a également réitéré les regrets de l’OTAN pour la frappe accidentelle d’une colonne de véhicules rebelles dans la région de Brega le 16 juin.

Mais il a insisté sur le fait qu’un raid aérien mené lundi à Sorman, à l’ouest de Tripoli et qui a fait selon les autorités libyennes 15 morts, dont trois enfants, avait frappé une "cible militaire légitime". Ce raid a visé une résidence de Khouildi Hmidi, un vieux compagnon de route de Kadhafi, touchée par huit missiles.

MENACES SUR LE FINANCEMENT AMÉRICAIN

Mais la contestation la plus forte vient des Etats-Unis, où le président Barack Obama se prépare à un conflit ouvert cette semaine au Congrès. La Maison Blanche a ainsi mis en garde lundi le Congrès contre tout "mauvais message" qu’il pourrait envoyer sur la Libye, alors que des élus, furieux de ne pas avoir été consultés sur l’intervention en Libye, menacent d’en supprimer le financement.

A Londres, le premier ministre britannique, David Cameron, a répondu non sans irritation mardi aux critiques de hauts responsables militaires, en répétant que l’armée avait les moyens de poursuivre sa mission en Libye "aussi longtemps qu’il le faudra".


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