samedi 18 novembre 2017

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Drones : Gérard Longuet pourrait trancher ce soir

Alain Ruello, les Echos

mercredi 20 juillet 2011, sélectionné par Spyworld

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Le ministre de la Défense réunit un conseil d’investissement. En attendant le drone de future génération franco-britannique, il a le choix entre trois solutions : General Atomics, EADS, Dassault.

Le dossier des drones qui déchire le monde militaro-industriel depuis deux ans va-t-il enfin connaître un dénouement ? C’est possible, a laissé entendre Gérard Longuet. Ce mercredi matin, lors d’un point de presse informel, le ministre de la défense a indiqué que le sujet sera à l’ordre du jour d’un comité ministériel d’investissement prévu ce mercredi peu après 19 heures. L’objectif est bien de répondre à la question suivante : comment faire la soudure entre 2013 -date de fin de vie des drones Harfang d’EADS en service actuellement -et 2020, date d’entrée en service des drones franco-britannique de future génération ?

Pour cela, Gérard Longuet dispose de trois solutions. La première, qui a les faveurs inconditionnelles de l’Etat major, c’est l’achat sur étagère de ce qui se fait de mieux actuellement, à savoir le Predator de l’américain General Atomics. Outre ses avantages techniques, l’appareil a pour lui d’être le moins cher de tous car il bénéficie des effets de série des commandes du Pentagone. On évoque une centaine de millions de dollars pour quatre exemplaires.

Le soucis, c’est que tout libéral qu’il soit, le ministre de la défense estime que l’argent du contribuable doit d’abord et avant tout revenir aux bureaux d’études français. Et que, quitte à dépenser de l’argent pour boucher un trou, autant que cela permette de préparer l’avenir. On peut donc voir dans ces propos une « inclinaison » pour l’une des deux autres solutions en lice, celle d’EADS ou celle de Dassault. Chacune a ses avantages et ses inconvénients.

Pour environ 300 millions d’euros, EADS propose de livrer quatre drones Harfang modernisés en deux ans. L’offre inclut aussi la poursuite jusqu’en 2020 du contrat de maintenance des quatre exemplaires en service. C’est, assurément, la carte de la continuité avec l’existant et qui permet à l’armée de l’air de disposer de 8 avions à terre. A condition évidemment que le groupe aéronautique tiennent ses engagements de calendrier.

De son côté, Dassault, avec sa filiale Thales, propose pour dans deux ans un drone dérivé du Héron TP de l’israélien IAI, avec quelques ajouts de technologie française qui restent confidentiels. Tout comme l’enveloppe de prix proposé à la Direction générale de l’armement. L’avionneur français joue la carte du futur puisqu’il a scellé une alliance avec BAE Systems dans le cadre du projet franco-britannique de long terme.

Alors General Atomics, EADS ou Dasault ? « Qu’on en finisse », soupire un haut responsable. La préférence affichée par l’Etat major n’allant pas dans le sens préconisé par l’entourage de Gérard Longuet, ce dernier pourrait aussi finalement décider de ne rien décider...


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