samedi 18 novembre 2017

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Italie : Anonymous attaque la cyberpolice

AFP

lundi 25 juillet 2011, sélectionné par Spyworld

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Les pirates informatiques italiens de LulzSec et Anonymous ont annoncé sur leur blog avoir piraté le site de la cyberpolice italienne (CNAIPIC) et publié des liens donnant accès à des informations classées.

Baptisée "Operation Italy", cette attaque a permis de "révéler quelques-uns des rapports les plus importants et les plus secrets des forces de la police informatique sur leurs pratiques illégales et immorales. Ces rapports seront publiés par toute la communauté LulzSec&Anonymous", selon un communiqué de l’organisation.

Les pirates publient sur leur blog des liens sur des informations qui auraient été piratées et un écran avec une liste de dossiers, "la première d’une série qui devrait fournir les preuves d’abus commis par le CNAIPIC sur le territoire européen". Il s’agirait au total de 8 mégas d’informations sur les rapports de l’Italie avec l’Egypte, l’Australie, la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie à travers plusieurs ministères. "Nous travaillons pour chercher à comprendre la portée réelle des faits", a réagi le CNAIPIC. Nous devons encore vérifier si des documents ont été soustraits et lesquels", a-t-il ajouté.

Le Centre national anticriminel informatique italien pour la protection des infrastructures critiques (CNAIPIC) a été crée en 2008 pour prévenir et réprimer les délits informatiques. Cette attaque intervient alors qu’Anonymous et LulzSec ont promis jeudi de continuer leur combat contre entreprises et gouvernements, deux jours après l’annonce d’un coup de filet policier les visant. Plutôt que de jouer profil bas après l’arrestation de 16 personnes aux Etats-Unis et de cinq en Europe, dans le cadre de l’enquête du FBI sur Anonymous, les pirates avaient promis de prolonger le combat, voire de l’amplifier.

Il y a un mois LulzSec avait annoncé la fin de sa campagne de piratage, quelques jours après une interpellation en Grande-Bretagne, tout en indiquant compter sur ses sympathisants pour continuer son oeuvre. Le groupe, qui s’était d’abord fait connaître par des attaques contre des sites de jeux vidéo de Sony et de Nintendo avant de s’en prendre notamment au FBI et à la CIA, avait réémergé en piratant des sites internet appartenant au groupe News Corporation de Rupert Murdoch.


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