samedi 18 novembre 2017

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La Chine juge les accusations de cyberespionnage "irresponsables"

Le Monde, avec AFP

lundi 8 août 2011, sélectionné par Spyworld

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Pékin a nié, vendredi 5 août, dans le Quotidien du peuple, être à l’origine d’une gigantesque opération de cyberespionnage dans le monde entier. "Il est irresponsable de lier la Chine aux pirates de l’Internet, estime l’organe officiel du Parti communiste, livrant la première réaction de Pékin à cette affaire, cela ne tient pas la route".

Mardi, la société américaine de sécurité informatique McAfee a rapporté que plus de 70 organisations et gouvernements – dont l’ONU et des groupes américains de défense – ont été victimes d’une vaste opération de cyberespionnage ces dernières années, et des experts y ont vu la marque de la Chine.

Cette campagne d’espionnage a commencé au moins en juillet 2006 en Corée du Sud et s’est achevée en juin 2011, indique McAfee dans un rapport publié sur un blog de l’entreprise. Au total, 72 organisations, dont 49 localisées aux Etats-Unis, ont été touchées par l’opération "Shady RAT" , affirme McAfee, qui vend des logiciels antivirus. RAT est l’acronyme anglais pour instrument d’accès à distance – "remote access tool", "shady" signifie "suspect").

Parmi les victimes figurent le secrétariat des Nations unies, un laboratoire du département américain de l’énergie ou encore des dizaines de sociétés de défense américaines. Les gouvernements américain, canadien, sud-coréen, vietnamien, indien et taïwanais ont également été concernés, indique le rapport.

LA CHINE PAS NOMMÉMENT CITÉE PAR MCAFEE

Dans son rapport, la société de sécurité n’a pas nommément dénoncé Pékin, mais des experts ont indiqué au Washington Post que la Chine serait derrière l’opération : de nombreuses cibles identifiées par McAfee avaient un lien avec Taïwan ou le Comité olympique international (CIO) dans les mois qui ont précédé les jeux de Pékin en 2008.

Pékin est régulièrement accusé d’être impliqué dans des cyberattaques, des accusations dont il se défend tout aussi régulièrement et avec virulence. En 2010, le moteur de recherche américain Google avait affirmé que les comptes de messagerie Gmail de responsables américains, de dissidents chinois, de responsables militaires et de journalistes avaient été piratés depuis la Chine.


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