vendredi 17 novembre 2017

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La Turquie donne son feu vert au bouclier antimissile

Radio-Canada.ca, avec AFP et Associated Press

dimanche 4 septembre 2011, sélectionné par Spyworld

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La Turquie accepte que soient déployés sur son territoire des éléments du bouclier antimissile de l’OTAN censé protéger l’Europe, a déclaré jeudi le ministère turc des Affaires étrangères.

Les négociations sur le déploiement du radar d’alerte précoce dédié à l’OTAN par les États-Unis ont atteint le stade final, a confirmé un porte-parole du ministère turc, Selcuk Unal, cité par l’Agence France-Presse. Il a précisé que ce déploiement « renforce la capacité de défense de l’OTAN et le système de défense de la Turquie ».

La Turquie avait réclamé que le bouclier protège l’ensemble du territoire turc et non pas seulement les zones situées près de l’Iran. Elle disait également craindre que le système, une fois mis en place, ne détériore ses relations avec l’Iran et la Russie.

Vendredi, le Pentagone s’est dit réjoui de la décision prise par les autorités turques. « L’objectif est que ce soit déployé d’ici à la fin de l’année », a précisé le porte-parole du ministère américain de la Défense, le colonel David Lapan.

Rappelons que le projet vise à mettre l’Europe à l’abri des missiles intercontinentaux d’ici 2020, au moyen d’un réseau de radars et d’intercepteurs. La Roumanie et les États-Unis avaient franchi un pas de plus en mai dernier en choisissant le site qui doit accueillir les missiles intercepteurs terrestres.

L’OTAN et les États-Unis veulent ainsi se protéger contre la menace qu’ils jugent grandissante d’un lancement de missiles à courte et moyenne portée à partir du Moyen-Orient. Les États-Unis ciblent surtout la menace iranienne, mais la Russie y voit une atteinte à l’équilibre stratégique et souhaite être associée davantage au projet.

La Russie veut des garanties juridiques

Moscou a donc réitéré vendredi la nécessité d’obtenir des garanties juridiques de la Maison-Blanche, selon lesquelles ce système antimissile « n’est pas dirigé contre les forces stratégiques nucléaires russes ».

« La perspective de l’apparition en Turquie [d’éléments] du bouclier antimissile américain rend encore plus nécessaire l’obtention de garanties juridiques solides de la part des États-Unis et de l’OTAN » que ce bouclier ne constitue pas une menace contre la Russie, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères, par voie de communiqué.

Il a par ailleurs déploré « la mauvaise volonté » de l’OTAN et des États-Unis de considérer la Russie comme un « partenaire égal dans le domaine de la défense de l’Europe ».


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