lundi 16 octobre 2017

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Le Venezuela expulse un attaché naval américain accusé d’espionnage

ATS

vendredi 3 février 2006, sélectionné par Spyworld

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Le gouvernement vénézuélien a décidé d’expulser l’attaché naval de l’ambassade des Etats-Unis à Caracas, soupçonné d’espionnage. Washington a rejeté ces accusations, alors que le secrétaire à la défense Donald Rumsfeld a comparé le président Hugo Chavez à Adolf Hitler.

Le capitaine de frégate John Correa est "considéré en termes diplomatiques comme persona non grata" au Venezuela, ce qui veut dire en "langage local" qu’il est chassé du pays pour raison "d’espionnage", a déclaré le président vénézuelien Hugo Chavez dans un discours prononcé à l’occasion d’une célébration du septième anniversaire de son accession à la présidence.

L’attaché militaire "doit quitter le pays immédiatement", a-t-il ajouté. Caracas avait annoncé la semaine passée qu’un groupe de militaires vénézuéliens, en majorité des membres de la Marine de guerre, sont sous le coup d’une enquête qui porte sur la transmission présumée au Pentagone d’informations secrètes par le biais de M. Correa.

Jeudi, M. Chavez avait "averti le gouvernement impérialiste des Etats-Unis que si ses militaires accrédités au Venezuela continuent de faire ce qu’a fait le capitaine (Correa), ils seront arrêtés l’heure venue et remis à leur ambassade" pour départ immédiat.

A Washington, le département d’Etat américain a immédiatement rejeté les accusations de Caracas. "Aucun des attachés (militaires américains au Venezuela) n’a été ou n’est engagé dans des activités déplacées", a déclaré une porte-parole.

Les Etats-Unis réagiront par le canal diplomatique, a-t-elle ajouté, sans plus de précisions. Selon elle, la détérioration des liens militaires autrefois étroits entre les deux pays était due au "discours et aux actions" de Caracas qui a accusé Washington ces dernières années d’avoir soutenu une tentative de coup d’Etat contre M. Chavez et organisé en sous-main une grève en 2004.

"Au Venezuela, on a Chavez qui a beaucoup d’argent du pétrole", a pour sa part déclaré M. Rumsfeld. "C’est quelqu’un qui a été élu légalement tout comme Adolf Hitler a été élu légalement", a-t-il dénoncé, accusant le chef de l’Etat vénézuélien de "travailler de près avec (le président cubain) Fidel Castro et (le président élu de Bolivie, le socialiste Evo) Morales et d’autres".


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