vendredi 20 octobre 2017

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Feu vert pour les puces RFID de deuxième génération

Nicolas Kuhn, 01Net

jeudi 20 janvier 2005, sélectionné par Spyworld

Un nouveau standard pourrait résoudre les problèmes d’interopérabilité et de coût de production des étiquettes électroniques. Les premières puces devraient sortir en avril 2005.

L’organisation EPCglobal, en charge de la promotion de la technologie EPC (Electronic Product Code), a publié fin décembre un protocole unique d’identification radiofréquence dans la gamme UHF (de 868 MHz à 956 MHz) pour remplacer les deux versions actuellement utilisées (les protocoles Classe 0 et Classe 1).

Parmi les quatre propositions soumises, c’est la solution commune présentée par 13 fabricants ou fournisseurs de solutions RFID (Radio Frequency Identification), notamment Texas Instruments, Philips, Intermec ou encore Zebra, qui a été retenue.

Cette solution, baptisée EPC UHF Generation 2, s’appuie sur une mémoire programmable de 96 bits. Le protocole supporte une fonction qui assure l’intégrité de la communication avec le lecteur et une kill command de 32 bits pour désactiver les codes en fin de cycle de vie du produit dans la chaîne d’approvisionnement.

Des royalties pour Intermec

Selon ses promoteurs, ce nouveau protocole autorise une vitesse de lecture de 1 700 étiquettes par seconde en Amérique du Nord et de 800 étiquettes par seconde en Europe, où les limitations des puissances d’émission sont plus sévères (2 W en Europe, 4 W aux Etats-Unis).

EPC UHF Generation 2 est compatible avec l’interface physique définie par le standard ISO 18000-6. « Ce standard unique est l’élément indispensable pour produire des puces RFID en grands volumes, à des prix réduits, ce qui était jusqu’alors le frein au développement de cette technologie » , déclare le responsable d’EPCglobal.

Les premières puces Generation 2 seront disponibles à partir d’avril 2005. Contrairement aux autres fabricants, qui ont fait une donation de leurs brevets, Intermec, qui détient 125 brevets sur cette technologie, devrait réclamer des royalties.

Ainsi, le protocole de communication lui-même devrait rester libre de droits, mais des royalties seront reversées à Intermec, portant sur les « produits et solutions RFID ». Les royalties s’élèveraient à 5 % ou 10 % du prix de la puce, ce qui ne devrait pas bloquer le développement du standard, d’après EPCglobal.


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