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Les 25 lancent l’idée d’un fonds de recherche de défense

Mark John, Reuters

mardi 7 mars 2006, sélectionné par Spyworld

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Les ministres de la Défense de l’Union européenne ont donné leur feu vert mardi à la création d’un fonds commun de recherche en matière de défense, un domaine jusqu’ici réservé aux budgets nationaux.

"Tout le monde accepte l’idée que l’Europe doit faire mieux en matière de défense dans son ensemble", a déclaré le chef de la diplomatie européenne Javier Solana, qui avait lancé l’idée de ce fonds le mois dernier, à l’issue d’une réunion des ministres de la Défense des 25 à Innsbruck, dans les Alpes autrichiennes.

La Grande-Bretagne a donné sa bénédiction mais prévenu qu’elle ne verserait pas d’argent dans un premier temps pour ce projet destiné à rattraper le retard de l’Europe sur les Etats-Unis.

"Nous saluons toute proposition qui encourage les autres à augmenter leurs dépenses dans ce domaine", a déclaré le ministre britannique de la Défense, John Reid.

Les dirigeants européens devraient donner leur accord final à ce projet lors d’un sommet prévu en juin.

Les Vingt-Cinq ont consacré environ deux milliards d’euros (2,4 milliards de dollars) à la recherche et à la technologie de défense, cinq fois moins que Etats-Unis. La France et la Grande-Bretagne ont dépensé à eux seuls les deux tiers de cette somme.

Le fonds européen sera géré par l’Agence de défense européenne (EDA), instance créée en 2004 pour coordonner les activités de défense dans l’Union. Le projet bénéficie du soutien de l’industrie de défense et du groupe européen EADS, qui a suggéré un budget initial de 50 millions d’euros en 2007.

Le projet fonctionnera essentiellement grâce à l’argent versé par les pays souhaitant en faire partie sur la base du volontariat. La France a fermement soutenu le projet mais la réunion d’Innsbruck n’a pas débouché sur des promesses de contribution financière fermes.

Ce projet engendre le scepticisme de certains, essentiellement les conservateurs britanniques, qui y voient un obstacle à la coopération avec les Américains en matière de défense et un moyen pour certains pays comme la France d’affaiblir l’Otan.

Pour le secrétaire général de l’Otan, Jaap de Hoop Scheffer, présent à Innsbruck, ce projet sera complémentaire de l’Alliance atlantique. "C’est un bonne chose que l’UE développe encore son identité de défense", a-t-il dit.

Le fonds de recherche pourrait se consacrer dans un premier temps à la mise au point de techniques de protection des soldats au combat, comme la mise au point d’un gilet pare-balles de nouvelle génération.


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