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IAI et EADS ont finalement développé, avec de grandes difficultés, un nouveau drone

Daniel Rouach, IsraelValley

mercredi 22 mars 2006, sélectionné par Spyworld

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Israel Aircraft Industries (IAI) devient un coopérant en long terme et sérieux d’EADS dans l’opération Système intérimaire de drones MALE (SIDM).

Les israéliens construisent actuelllement, et en pleine coopération avec les européens, un nouveau drone très différent de ce qui avait été prévu à l’origine.

C’est la Ministre Alliot-Marie, qui avait lancé la réalisation d’une coopération franco-israélienne dans le cadre d’une contribution qui devait être “assez légère”. Le journaliste israélien expérimenté qui en avait en parlé le premier lors du dernier Salon Eurosatory, avait été “rabroué sérieusement” par la censure militaire israélienne. Les français avaient été choqué par la divulgation d’informations supposées confidentielles.

Selon les informations publiques que nous avons obtenues, le projet de drone comprenait 3 exemplaires qui devaient être livrés, en 2006, à l’armée de l’air par l’industriel israélien IAI.

Le groupe IAI était en terme de marchés publics considéré comme un simple sous traitant. Ceci figurait à l’origine dans le contrat original franco-israélien signé.

Le contexte international en a décidé autrement. De simple sous traitant, IAI est devenu (avec mille difficultés), un véritable partenaire à long terme de EADS.

Ceci est très révélateur de la nouvelle coopération France-Israël. Le pragmatisme prédomine. Les français travaillent de plus en plus avec les meilleurs sans mélanger obligatoirement affaires, technologies et politique.

Et si les français vendaient cependant des drones co-développés avec Israël à des pays considérés comme ennemis de l’Etat hébreu ? Le contrat original en parle t-il ? Nous n’avons pas pu obtenir de réponse a ses deux questions.

Un rapport public revélé le premier par “Intelligence On Line” (Indigo Publications)en rappel les faits.

Ce rapport que nous avons analysé pour israelvalley.com raconte comment d’une simple coopération à très court terme, français et israéliens sont devenus co-développeurs.

Sans le vouloir, les américains ont joué un rôle indirect clé. Ils ont demandés aux israéliens de ne pas transférer des savoirs clés aux européens.

Le rapport français (extraits) :

” Afin de répondre aux besoins de l’Armée de l’Air française, des modifications ont été apportées au système de drone Eagle d’origine israélienne.

En premier lieu, il a été décidé, bien que la proposition initiale ait été basée sur des communications d’origine israéliennes, de développer une chaîne de liaison de données numérique complète entre le véhicule aérien et les modules au sol.

Ce choix d’un développement européen constitue un investissement majeur pour l’avenir dans ce domaine clef des drones à longue endurance. La chaîne de liaisons de données est en effet le sous-système le plus critique pour un système non-piloté de cette nature.

Toutefois, des difficultés majeures ont été rencontrés, engendrant un retard du programme : interdiction d’exportation de composants américains après les événements du 11 septembre conduisant à re-développer un module aérien « ITAR free » pour la liaison à vue directe, difficultés techniques de développement et d’intégration pour la liaison satellite.

Une deuxième modification majeure développée pour satisfaire le besoin français touche aux aspects « système », avec la capacité de commander deux véhicules aériens simultanément.

Des modifications ont également été effectuées sur l’avionique relatives à la navigation et la sécurité des vols (centrales à inertie, IFF, ...) ; la capacité d’atterrissage et de décollage automatique et le développement d’un dispositif d’anti-givrage ont été ajoutés au projet initial.

L’ensemble de ces modifications ont fait évoluer le programme SIDM d’un produit pratiquement sur étagères, sorti vainqueur d’une compétition avec le PREDATOR A américain, en un véritable développement de nouveau système de drones MALE, ce qui a suscité surcoûts et retards”


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