jeudi 19 octobre 2017

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Espions recherchés...

Gilles Pilon, le Journal de Montréal

lundi 27 mars 2006, sélectionné par Spyworld

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Le Service canadien du renseignement fait du recrutement

« Service d’espionnage et de contre-espionnage cherche agents de renseignement, agents de surveillance, analystes de dossiers... si intéressé s’adresser ici... »

Voilà à peu près ce qu’on pouvait lire au kiosque de recrutement du Service canadien du renseignement de sécurité samedi au Salon de l’emploi de Laval.

Trois préposés recevaient les gens, dispensaient des informations sur les activités du SCRS, distribuaient les dépliants, parlaient des conditions de travail et recevaient les curriculum vitae des éventuels candidats.

Dans le dépliant remis aux visiteurs, on peut lire : « Le Service recherche des gens motivés, doués de beaucoup d’entregent, capables d’empathie et sensibles à la richesse culturelle et sans cesse changeante de la société canadienne...

« La connaissance du français et de l’anglais est un atout...

« Les candidats doivent suivre l’actualité et comprendre en quoi le mandat du Service répond aux besoins du gouvernement...

« Pour poser votre candidature à un poste d’agent de renseignement, vous devez être citoyen canadien et détenir un diplôme universitaire ainsi qu’un permis de conduire permanent et valide... »

Espion professionnel

On y apprend de plus que les aspirants suivent un stage probatoire de cinq ans, qu’on épluche scrupuleusement leur dossier et qu’à chaque étape de leur formation, leur candidature est comparée à celle des autres candidats.

Avant de devenir espion professionnel, le candidat devra passer par une multitude d’entrevues et d’évaluations des qualités professionnelles, psychologiques, de la qualité de la langue seconde et devra être accepté par le Comité national d’évaluation ainsi que par le comité de direction.

Les candidats reçus seront appelés à faire de l’antiterrorisme, à lutter contre la prolifération..., à faire du contre-espionnage, du filtrage de sécurité ainsi que de la recherche, de l’analyse et de la production... Pour plus d’informations, on peut s’adresser au porte-parole du SCRS, M. Adil... Chacal, du même nom que le célèbre terroriste international.

80 employeurs

Le SCRS était présent au Salon de l’emploi de Laval comme 80 autres employeurs à la recherche de près de 1500 employés.

Organisé par le bureau Emploi Québec de Laval, le Salon a attiré plus de 7000 visiteurs à la recherche d’un emploi et d’un employeur.

Tôt samedi matin, on faisait déjà la file à l’extérieur pour pénétrer dans les locaux d’exposition. On dit que près de 50% des emplois disponibles sont comblés à la suite d’un tel salon.

Valérie Francoeur, 25 ans, finissante en technique administrative, spécialisation marketing, disait bien aimer la formule des salons de l’emploi : « C’est pratique, ça permet de voir plusieurs employeurs en même temps et de distribuer plusieurs C V.

« C’est pas toujours facile de se déplacer pour chercher un emploi. De plus, on n’a pas l’impression de déranger l’employeur puisqu’ici leur temps est dédié à nous recevoir quand ils participent à un tel salon », disait-elle. Le prochain Salon de l’emploi se tiendra en mai à Sainte-Agathe et à Mont-Tremblant et on y regroupera des employeurs du secteur de l’hôtellerie et de la restauration des Laurentides.


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