vendredi 15 décembre 2017

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Afghanistan : un chef du renseignement tué dans le Sud-Est

AFP

mercredi 5 avril 2006, sélectionné par Spyworld

Un chef local des services de renseignement dans le sud-est de l’Afghanistan a été tué par balles mercredi par des talibans présumés, a annoncé la police locale.

Le responsable a été abattu par quatre hommes à motos alors qu’il se rendait au travail dans le district de Moqur, dans la province de Ghazni (12O km au sud-ouest de Kaboul), a indiqué à l’AFP le chef de la police locale, Abdul Rehman Sarjang.

La police a réussi à arrêter l’un des attaquants après une course poursuite et un échange de coups de feu, a-t-il ajouté.

Mardi, un autre responsable du renseignement avait également été tué par des talibans présumés dans la province de Farah (extrême Sud-Ouest). Un porte-parole des rebelles avait revendiqué l’assassinat au nom des talibans, chassés du pouvoir par une coalition militaire menée par les Etats-Unis en novembre 2001.

Les talibans ont également revendiqué une attaque mardi sur des troupes de la coalition dans la province d’Oruzgan (centre), une des régions les plus violentes du pays.

Lors de l’escarmouche, un soldat étranger a été blessé et transféré dans un des hôpitaux de la coalition, a expliqué le colonel Jim Yonts, un porte-parole de la coalition dans un communiqué publié mercredi.

Dans la province voisine d’Helmand, trois militants islamistes ont été blessés et dix arrêtés mardi lors d’une opération de la coalition dans le district de Sangin, où d’importants combats avaient eu lieu la semaine dernière, a ajouté la coalition.

Quelque 1.200 soldats néerlandais, appuyés par des Australiens, doivent se déployer prochainement en Oruzgan, pour y étendre la présence des forces de la coalition et renforcer l’autorité du gouvernement central.

L’arrivée des Néerlandais, mais aussi de 3.500 Britanniques dans la province voisine de Helmand (sud) et de 2.300 Canadiens dans celle de Kandahar (sud) coïncide avec le retrait d’environ 3.500 soldats américains de ce secteur.

La Force internationale de sécurité et d’assistance (Isaf), sous l’égide de l’Otan, doit prendre progressivement le contrôle des opérations militaires internationales sur tout le territoire afghan, y compris des troupes américaines.

L’Isaf devrait compter entre 23.000 et 25.000 hommes à la fin de ce transfert de pouvoir, selon le commandant suprême de l’Otan, le général James Jones.


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