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Les six premiers travaux de l’agence pour l’innovation industrielle

Hélène Puel, 01net

mardi 25 avril 2006, sélectionné par Spyworld

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Jacques Chirac a lancé officiellement ce nouveau programme de financement, où informatique et Internet tiennent une place de choix.

Le salut de l’industrie française viendra-t-il de l’innovation ? C’est en tout cas ce que pense le chef de l’Etat. Jacques Chirac a présenté ce mardi 25 avril les six premiers projets labellisés par l’Agence de l’innovation industrielle (AII). Née en août dernier, la nouvelle structure a pour dessein de financer les Minitel ou Ariane de demain. Les projets sélectionnés recevront une aide financière sous forme de subventions ou d’avances remboursables jusqu’à hauteur de 50 % des frais engagés en R&D. Le solde restant à la charge des consortiums industriels.

Les projets sélectionnés doivent permettre d’inventer « les procédés, les applications et les produits de demain . Ceux qui vont renforcer l’excellence de notre industrie et de nos services pour créer des emplois hautement qualifiés. »

Les futures pépites de demain sont à chercher dans les secteurs de l’informatique et d’Internet, de l’énergie propre, des transports et la santé. Parmi les six heureux élus retenus lors du premier conseil de surveillance de l’AII, les technologies de l’informations figurent en bonne place. Quaero, le moteur de recherche franco-allemand piloté par Thomson, a reçu la plus grosse enveloppe. Soit la bagatelle de 250 millions d’euros. Le programme Quaero, qui signifie en latin « je cherche », ambitionne de concurrencer Yahoo ! et Google. Il devrait fureter aussi bien sur les PC que sur les téléphones mobiles.

Quant au projet TVMSL (télévision mobile sans limite) soutenu par Alcatel, il a pour ambition de développer un standard européen permettant de recevoir la télévision sur mobile via des liaisons satellites et terrestres. Il obtient une aide de 98 millions d’euros. Soit la deuxième plus grosse somme attribuée par l’AII.

Les autres candidats retenus concernent la création d’une voiture hybride, la production de produits chimiques à partir de dérivés céréaliers, la mise au point de gestion automatique d’éclairages, ou encore la construction de métros automatiques de nouvelle génération. Une trentaine de projets supplémentaires devraient être examinés par l’agence d’ici à la fin de l’année.

Deux milliards pour les PME

Chez Croissance Plus, une association fédérant des « entreprises en forte croissance », on se dit satisfait sur le fond, mais pas sur la méthode. « Dans un pays en panne de croissance, la recherche et l’innovation sont les premières priorités. Elles créent de l’emploi. Mais les vrais relais de croissance sur le territoire national sont les PME et les start-up. Les grands groupes sont plus dispersés géographiquement. Idéalement, il faudrait créer un creuset autour des pôles de compétitivité. Se polariser sur un endroit où se concentreraient la recherche publique et les grandes entreprises privées. Des start-up y verraient le jour naturellement. Les fonds viendraient ensuite », analyse Benoit Habert, en charge de la commission recherche et innovation de l’association.

Le chef de l’Etat a toutefois voulu prononcer un discours rassurant à l’égard de ces PME. Elles sont « le maillon essentiel de notre tissu industriel ». Aussi a-t-il indiqué la création « en juillet prochain, d’un fonds de 2 milliards d’euros, chargé d’investir dans la création et le développement » de ces entreprises. Par ailleurs, il a demandé « au gouvernement, dans la perspective de la prochaine loi de finances, de créer les conditions permettant un plus fort développement en France des investisseurs providentiels » . Autrement dit les business angels, ces investisseurs particuliers souvent les premiers à financer les start-up.


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