jeudi 14 décembre 2017

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Nicolas Sarkozy : "et je sais d’expérience que nos services de renseignement travaillent très étroitement ensemble, y compris sur des missions difficiles".

Daniel Rouach, IsraelValley

mardi 2 mai 2006, sélectionné par Spyworld

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Au moment où de nombreux articles émergent sur la réorganisation des services de renseignements français, il est intéressant de relire la déclaration de Nicolas Sarkozy lors d’un voyage en Israël : “Et je sais d’expérience que nos services de renseignement travaillent très étroitement ensemble, y compris sur des missions difficiles”.

Le Ministre de l’intérieur sait que son service a essuyé dans l’affaire Halimi une cuisante défaite. Il l’a dit publiquement.

Les services de police, excellents à tous égards, n’ont pas pu intercepter “technologiquement” - non détection des voix et non repérage “physique” des criminels en instantané - la bande de criminels qui a passé des heures au téléphone avec la famille de la victime.

Des technologies d’interception confidentielles et nouvelles existent en Israël. Cette semaine, l’auteur de ces lignes, en temps qu’auteur du Que Sais-je ? “la veille technologique et l’intelligence économique” PUF, a rendu visite à une personnalité française de premier plan jouant un rôle essentiel dans le domaine du renseignement et de l’intelligence économique.

Nous lui avons proposé de visiter les centres technologiques du Technion et des start-ups de l’Etat hébreu.

En France les experts ne connaissent pas les firmes israéliennes du secteur de la sécurité. Les technologies d’interception et d’écoute sont bien une spécialité d’Israël et le monde entier défile dans ce pays pour cette raison...sauf les français. Les Italiens, Espagnols et Américains ont tous signé des accords secrets avec Israël.

Le lendemain du 11 Septembre 2001 les américains ont débarqué en Israël massivement pour rechercher les technologies et le know-how unique développé sur le terrain par les israéliens. Un complexe du “je sais déjà” a été abandonné par les américains.

Malgré tous les efforts de quelques milieux spécialisés pour engager des coopérations technologiques bi-nationales dans les domaines de la sécurité nous observons toujours un échange minimal.

Cette froideur relationnelle entre est liée à une tendance israélienne bien connue : la “France” fait partie du “camp anti-américain”.

Nicolas Sarkozy est personnellement au courant des relations des services secrets avec Israël. Dominique de Villepin est lui aussi bien informé. Les deux personnalités politiques ont le goût pour le monde du renseignement.

Au moment ou Israël et la France vont fêter le lancement de la Fondation France-Israël, il est temps de repérer aussi, en profondeur, les complémentarités technologiques France-Israël du secteur de la sécurité.

AVERTISSEMENT : CET ARTICLE N’ENGAGE QUE SON AUTEUR


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