samedi 21 octobre 2017

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Ecoutes : l’administration prête à normaliser l’information des élus

AFP

mercredi 17 mai 2006, sélectionné par Spyworld

L’administration Bush a accepté d’informer tous les membres des commissions du renseignement du Congrès sur un programme très controversé d’écoutes et de surveillance mené aux Etats-Unis, ont annoncé mardi des élus, ce qui pourrait émousser une polémique durant depuis décembre.

"En informant la totalité de la commission sur ce programme, j’ai l’espoir que nous pourrons mettre fin à la politique politicienne qui entoure ce dossier et retourner aux choses sérieuses, la protection de notre sécurité nationale", a déclaré le président républicain de la commission du renseignement, Peter Hoekstra.

Dans un premier temps, l’administration n’avait tenu informés que huit parlementaires de l’opposition et de la majorité, puis, devant le tollé provoqué par la révélation de ce programme dans la presse en décembre, seulement un nombre restreint de membres des commissions du renseignement.

Le président de la commission du renseignement du Sénat, le républicain Pat Roberts, a expliqué ce changement de cap par les nécessités de la confirmation de la nomination du prochain patron de la CIA, le général Michael Hayden, désigné la semaine dernière par le président Bush.

Le général Hayden est l’ancien patron de la très secrète NSA (National security agency), qui mène ce programme de surveillance électronique, et plusieurs sénateurs avaient indiqué qu’ils entendaient tirer au clair cette question avant de pouvoir approuver sa nomination à la tête de la CIA, qui doit faire l’objet d’une audition jeudi.

"Ce dossier va être au centre des délibérations de la commission sur la nomination du général Hayden, et il était impossible que nous assumions nos responsabilités constitutionnelles (c’est à dire confirmer cette nomination, ndlr) sans en avoir connaissance", a déclaré M. Roberts.

"La Maison Blanche a enfin repris ses esprits et décidé de respecter la loi", s’est félicitée la représentante démocrate Jane Harman. "C’est honteux qu’il ait fallu qu’une nomination soit menacée pour que cela arrive", a-t-elle ajouté.

Le sénateur démocrate Russ Feingold a espéré que désormais "le Congrès obtiendrait des questions aux questions que (lui) et d’autres ont commencé à poser".

La nomination du général Hayden, désigné pour prendre la tête d’une CIA en pleine crise, avait soulevé dès son annonce la semaine dernière une première difficulté en raison de son statut de militaire, le forçant à promettre qu’il ne permettrait une main-mise de la Défense sur la CIA.

Les révélations du USA Today de jeudi sur la collecte des relevés téléphoniques de millions d’Américains avaient fait monter la tension d’un cran. D’autant qu’il devait déjà affronter les questions d’élus qui avaient été ébahis il y a cinq mois en découvrant dans le New York Times que la NSA avait mis sur écoute des Américains, sur autorisation du président Bush mais sans mandat de la justice.


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