mardi 12 décembre 2017

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Pannes télécoms : la mission d’enquête sermonne les opérateurs

Estelle Dumout, ZDNet France

lundi 14 février 2005, sélectionné par Spyworld

L’enquête menée à la demande du gouvernement, après les pannes de novembre dernier, ménage les deux opérateurs. Si aucune faute ou négligence ne leur ait reproché, elle les encourage vivement à anticiper les risques.

Plus de trois mois après les pannes survenues sur les réseaux de France Télécom et de Bouygues Télécom, la « mission d’enquête sur les dysfonctionnements » a présenté ses conclusions au ministre de l’Industrie, Patrick Devedjian. Elle a été conduite par Jean-Michel Hubert, vice-président du Conseil général des technologies de l’information (*) et ancien président de l’Autorité de régulation des télécoms.

Selon ses principales conclusions, il n’y a pas de lien apparent entre les différentes pannes. « Les dysfonctionnements ont eu comme origine des défauts, dus à des interventions humaines ou automatiques sur les équipements techniques des réseaux, qui ne provenaient pas d’attaques malveillantes », souligne le rapport de la mission. « Il n’y a eu de la part des opérateurs ni faute, ni négligence caractérisée. »

Rappelons que le 17 novembre dernier, le réseau de Bouygues Télécom a été paralysé pendant 20 heures par une panne informatique. Deux semaines plus tôt, un problème au niveau de la passerelle qui gère les services de voix sur IP perturbait plusieurs milliers d’appels sur le réseau de France Télécom.

La mission d’enquête relève toutefois que « le niveau des précautions à prendre pour la sécurité des réseaux doit encore être relevé ». Selon elle, cela s’applique à l’anticipation des risques, aux mesures de préventions sur les architectures de systèmes ou sur les processus de tests, mais aussi aux dispositions opérationnelles permettant d’en contrôler la mise en œuvre.

Le rapport précise, par ailleurs, que les pouvoirs publics doivent eux aussi être mieux organisés pour « faire face à ces pannes des grands réseaux de télécommunications », notamment pour limiter leur impact sur la vie économique et sociale. Patrick Devedjian a demandé au CGTI de formuler des propositions concrètes avant le 27 mai 2005, précisément pour mieux anticiper et répondre à ce genre de problème.

(*) Le CGTI est un organe créé en 1996 et chargé de missions d’information, de contrôle et d’évaluation des réseaux d’information.

Pour en savoir plus : France Télécom tire profit de sa stratégie d’intégration


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