vendredi 15 décembre 2017

Accueil du site > Renseignement > France > Ecoutes de l’Elysée : Les parties civiles contre les "cyniques"

Ecoutes de l’Elysée : Les parties civiles contre les "cyniques"

nouvelobs.com

lundi 14 février 2005, sélectionné par Spyworld

Les avocats de la trentaine de personnes qui se sont constituées parties civiles au procès des écoutes de l’Elysée ont démarré leurs plaidoiries lundi.

Les avocats de la trentaine de personnes qui se sont constituées parties civiles au procès des écoutes de l’Elysée ont démarré lundi 14 février leurs plaidoiries en dénonçant notamment le "cynisme" des prévenus dont la plupart ont quitté l’audience. "Ce qui m’a frappé c’est le mépris, l’insolence, le cynisme comme système de défense" de ces hommes qui "nous font aujourd’hui l’ultime outrage de ne pas être là", a plaidé Me Alex Ursulet en désignant les places des prévenus, occupées par seulement trois d’entre eux sur les douze poursuivis. L’ancien directeur adjoint de cabinet de François Mitterrand, Gilles Ménage, l’ex-patron de la cellule élyséenne, Christian Prouteau, et son ancien second à la tête du GIGN, Paul Barril, figuraient notamment parmi les absents.

"Courtisans"

Avocat du policier Gilles Kaehlin, visé par la cellule, Me Jean-Paul Lévy a jugé que l’action des prévenus au sein de cette officine n’était qu’un "travail de courtisans désireux de donner des informations au souverain". Défenseur de Carole Bouquet, Me Philippe Cournot a jugé "grotesque" l’écoute ayant visé l’actrice et demandé que le tribunal condamne fermement par une forte amende les principaux prévenus. "Ils pensent qu’ils ont raison parce qu’ils ont obéi à Dieu le père. Par contre, une condamnation qui toucherait leur portefeuille les ferait réfléchir", a-t-il expliqué.

Portraits au vitriol

Avocate du lieutenant-colonel Jean-Michel Beau, écouté par la cellule après avoir été au coeur de l’affaire des Irlandais de Vincennes, Me Christine Courrégé a dressé des trois principaux prévenus des portraits au vitriol. "Ménage est un apprenti sorcier, plus royaliste que le roi, qui n’arrête pas de faire des notes". "Prouteau manifestement est amoureux du président (...) C’est pas de la fidélité c’est de l’aveuglement". Quant à Paul Barril, "c’est un clown. On ne serait pas au palais on le trouverait drôle". Les plaidoiries se poursuivront mardi et mercredi matin, suivi du réquisitoire. Le procès s’achèvera le 23 février.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :