samedi 21 octobre 2017

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L’armée belge ne craint pas Google Earth

Dhnet.be

dimanche 28 mai 2006, sélectionné par Spyworld

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Les images de Bruxelles disponibles via Google Earth permettent de voir de manière précise le siège de l’OTAN

L’armée belge ne craint guère - contrairement à son homologue néerlandaise - que les images satellitaires fournies par le logiciel Google Earth servent à des terroristes pour préparer des attentats contre des objectifs sensibles, comme des bâtiments gouvernementaux, a-t-on indiqué de sources concordantes.

Aux Pays-Bas, le service de renseignement militaire, le « Militaire Inlichtingen- en Veiligheidsdienst » (MIVD), a exigé le mois dernier que Google Earth « masque » certains bâtiments, comme le palais royal, le ministère de la Défense et l’état-major de la force aérienne à La Haye. La deuxième Chambre (la chambre basse du parlement) reste pour sa part clairement visible sur les images, accessibles à toute personne disposant d’un ordinateur personnel.

Le MIVD a pris cette mesure en invoquant un arrêté royal de 1959 sur la « photographie aérienne », qui permet d’interdire la publication d’objets militaires ou appartenant à la Maison royale.

Le ministère belge de la Défense n’a pas imposé les mêmes restrictions, jugeant que ces images n’étaient pas assez précises, a indiqué un porte-parole interrogé par l’agence BELGA.

Le Service général du renseignement et de la sécurité (SGRS) a indiqué dès l’an dernier, en réponse à une question du Comité R - le comité chargé de surveiller les deux services de renseignement belges -, que Google Earth ne propose en fait qu’un recensement de photos d’archive, fournies par un fournisseur américain important, Digital Globe.

Ce ne sont que des photos digitales, sans grande précision géographique, qui ne possèdent pas la richesse d’informations que l’on trouve dans les images satellites achetées directement auprès de fournisseurs d’images de bonne qualité, qui sont principalement américains, européens ou asiatiques, estime le ministère de la Défense.

Tout qui souhaite acquérir une image satellite de n’importe quel point du globe peut en fait depuis plusieurs années s’adresser auprès des nombreux fournisseurs d’images satellites commerciales, a-t-on fait valoir de même source.

Les experts du ministère de la Défense estiment que « disposer d’une image satellite est une chose » mais que « pouvoir l’analyser et en extraire un renseignement est un métier » qui requiert une longue formation, de l’expertise et d’autres renseignements obtenus par d’autres sources.

Les images de Bruxelles disponibles via Google Earth permettent de voir de manière précise le Palais royal et celui de Laeken mais aussi le siège de l’OTAN et l’état-major de la Défense, tous deux installés à cheval sur le territoire des communes d’Evere, de Bruxelles et de Woluwe-Saint-Etienne. Mais elles datent de plusieurs années car elles ne montrent pas l’antenne du Centre belge d’interprétation d’images satellites (CBII) qui permet au SGRS de recevoir... des clichés de bien meilleure qualité, fournies par le satellite-espion français Helios II, lancé en décembre 2004.


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