mercredi 13 décembre 2017

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Le B-A BA de l’intelligence économique

Marc Francel, Economiematin.com

mardi 30 mai 2006, sélectionné par Spyworld

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Gérer l’information stratégique pour obtenir ou préserver un avantage concurrentiel.

L’objectif de l’intelligence économique (IE) tient en 10 mots clés. Ils résument l’importance de ce domaine émergent pour les directions générales. Ses objectifs, eux, sont multiples :

- La veille stratégique : elle vise à placer l’entreprise à l’écoute de son environnement pour détecter opportunités et menaces.

- La protection du « patrimoine informationnel » pour sécuriser les systèmes d’information de l’entreprise et son capital dit « immatériel » (ses brevets, son image de marque...).

- Les pratiques d’influence. Elles vont utiliser l’information pour constituer de futures stratégies.

Pour le leader français des outils de veille associé à du consulting, Datops [1] (5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2005), le marché hexagonal de la seule veille a mobilisé 25 millions d’euros en 2005 (devant les éditeurs de logiciels purs comme Digimind ou Go Albert, ou des consultants sans technologie logicielles comme Cybion ou BEA Conseil). C’est peu auprès de géants de l’IE comme les États-Unis ou le Japon. Le chiffre, pourtant, marque la reconnaissance de l’information comme matière première : elle sera capable d’assurer la réussite d’une entreprise ou, au contraire, de contribuer à son échec si elle n’est pas prise en compte. Au final, pour le client des sociétés expertes en « veille », la forme utilisable de ce traitement informatisé tient souvent en une « synthèse ». Réalisée à partir de cet « or numérique » composé de milliers de documents d’actualité explorés dans toutes les langues du monde ou presque, elle arrive sur le bureau du patron sous la forme la plus condensée possible : 25 lignes clés, des tableaux de bord avec cartographies des réseaux humains et des sociétés...Qu’y lit-on ? Par exemple les « conversations » de consommateurs sur les blogs, l’attitude des concurrents de l’entreprise, le résumé des innovations du secteur, l’anticipation des changements législatifs... Longtemps réservé aux grands groupes internationaux, le concept d’IE, depuis 2005, sonne le glas - enfin - des simples revues de presse photocopiées : l’IE est « affaire d’État » depuis la nomination en 2003 d’un haut responsable à l’intelligence économique auprès du Premier ministre, Alain Juillet. Histoire de doper le « quotient d’intelligence économique » de tout un pays, en quelque sorte.


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