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Le département de la justice américain envisage un archivage durable de l’activité des internautes

Le Monde, avec Reuters et AP

vendredi 2 juin 2006, sélectionné par Spyworld

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Le département de la justice américain souhaite que les fournisseurs d’accès à Internet gardent plus longtemps les données concernant leurs clients, afin de faciliter les enquêtes en matière de terrorisme ou de pornographie enfantine. Il envisage également de demander au Congrès de légiférer en ce sens. C’est ce qu’ont indiqué des participants à une réunion du 26 mai, qui devaient se retrouver à nouveau vendredi 2 juin.

La réunion organisée le 26 mai au ministère de la justice réunissait l’Attorney General Alberto Gonzales, le directeur du Bureau fédéral d’investigation (FBI) Robert Mueller et des dirigeants de compagnies de fournisseurs d’accès à Internet, comme Google, Microsoft ou AOL.

Les discussions ont porté sur la conservation des adresses IP (Internet Protocol), un numéro qui identifie chaque ordinateur et qui permet de connaître l’activité de l’internaute sur le réseau : les sites qu’il visite, les recherches qu’il effectue, les fichiers qu’il télécharge... Les fournisseurs d’accès changent habituellement les données sur ces adresses dans un délai allant de plusieurs jours à plusieurs semaines.

M. Mueller a alors exprimé le souhait que les fournisseurs d’accès Internet archivent pendant deux ans les adresses des sites visités par leurs clients, expliquant que cela aiderait les investigations en matière de terrorisme, tandis que le chef de la justice, M. Gonzales, insistait sur la traque des réseaux de pornographie enfantine.

La vice-Attorney General, Rachel Brand, a déclaré, jeudi, qu’Alberto Gonzales n’avait pas encore décidé de la façon de procéder, et qu’il se préoccupait du respect de la vie privée. Un dirigeant de fournisseur d’accès Internet présent à la réunion s’est toutefois inquiété, sous couvert de l’anonymant, du risque qu’une fois fournies aux autorités, ces données puissent être utilisées dans toute enquête criminelle ou affaire privée.

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REUTERS/TIM SHAFFER Le directeur du FBI, Robert Mueller, lors d’une conférence de presse, le 1er juin 2006.


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