samedi 21 octobre 2017

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USA : 38 % des entreprises fliquent les emails

Marc Olanié, Réseaux & Télécoms

jeudi 8 juin 2006, sélectionné par Spyworld

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« Oubliez les histoires de la NSA ... les entreprises américaines lisent les emails de leurs employés avec beaucoup plus de constance ». Ainsi commence un article du Security Focus reprenant une récente étude conduite par Proofpoint. Ce sinistre sondage a été conduit auprès d’entreprises de plus de 1000 salariés. Pis encore, 44% des entreprises de plus de 20 000 personnes ont embauché des gens pour effectuer spécifiquement cette tâche. Un flicage justifié par, continue l’enquête de Proofpoint, par le fait qu’une entreprise sur 3 aurait eu à déplorer des fuites de données confidentielles ou privées via email, et 36% auraient découvert, après enquête, au moins une infraction aux lois relatives à la protection des données ou de la vie privée.

Toujours selon cette enquête : Une compagnie sur trois se serait séparée d’un collaborateur pour mésusage de la messagerie électronique au cours des 12 derniers mois, et plus de la moitié des entreprises aurait eu à réprimander un employé pour avoir enfreint les règlements précisant les usages de la messagerie. Les entrepreneurs interrogés pensent qu’un courriel sur cinq contient des informations présentant un risque légal, financier ou légal. 37% des entreprises consultées affirment que leur business a subit les conséquences de la divulgation d’une information sensible ou embarrassante au cours des dernières années. Une entreprise sur 4 s’est vue demander par un tribunal de produire le contenu d’un courriel au cours de l’année écoulée. Les « nouveaux » moyens de communication sont également surveillés de près et considérés comme des facteurs de risque. Ainsi, les blogs, qui ont été à l’origine, pour 17,3% des entreprises, de désaccords entre la direction et l’employé blogueur. Dans 7% des cas, même, ce conflit s’est soldé par un licenciement.

Ces statistiques doivent cependant être prises avec toute la prudence possible. En premier lieu, elles ne concernent que des sociétés américaines, évoluant dans un cadre sociétal excessivement procédurier. Un pays dont les universités produisent chaque année plus d’avocats et hommes de lois que d’ingénieurs diplômés. Un pays, en outre, qui subit une pression psychotique très nette entretenue par les autorités, DHS en tête. Un pays, enfin, qui traverse une crise d’espionite aigüe après l’affaire des écoutes téléphoniques de la NSA. Ajoutons enfin que Proofpoint a pour métier le filtrage de contenu, et n’a strictement aucun intérêt à publier des chiffres moins alarmistes.


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