mardi 17 octobre 2017

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Eurosatory 2006 : l’armement terrestre dans l’attente de programmes

Jean-Pierre Jolivet, l’’Usine Nouvelle

lundi 12 juin 2006, sélectionné par Spyworld

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Le Salon ouvre ses portes aujourd’hui

C’est l’arme au pied que l’armement terrestre se retrouve aujourd’hui au Salon Eurosatory, qui ouvre ses portes aujourd’hui à Paris-Nord Villepinte. Sur fond de consolidation, les industriels européens sont dans l’attente de nouveaux programmes. A deux titres. D’abord de grands programmes européens permettraient des coopérations technologiques, voire des alliances capitalistiques (cf l’Usine Nouvelle n° 3013). Ensuite, les armements actuels conçus pendant la guerre froide (chars lourds, missiles terrestres...) arrivent à obsolescence. Les besoins opérationnels des armées ont considérablement évolués dans des conflits asymétriques, avec l’émergence du concept de guerre en réseau infocentrés (Network Centric Warefare), dans lequel les différentes unités du champs de bataille sont reliées entre elles en temps réel. Là, les besoins des états-majors européens sont encore à harmoniser et les programmes à lancer.

A commencer par la nouvelle génération de véhicules de combat qui remplaceront les chars lourds Leclerc français, Léopard allemand, Chieftain britannique. Giat Industries et Krauss Maffeï Wegmann feront le point sur l’amorce de leur collaboration sur un démonstrateur de blindé médian (de 18 à 20 tonnes), destiné aux armées européennes à l’horizon 2015. Malgré les prises de positions de l’AED (Agence européenne de défense) pour définir rapidement une stratégie européenne, la phase de réflexion ne fait que débuter.

Dans le domaine des missiles, l’heure est plutôt à renouer des coopérations européennes qui se sont distendues, là aussi faute d’uniformisation des besoins des états-majors. Les successeurs aux missiles Hot, Milan et Roland, peinent à émerger. Seule l’Allemagne poursuit le développement du missile anti-char Trigrat. De leurs côtés, le Royaume-Uni, la France et la Suède se sont lancés dans le projet EMM (European Modular Missile). A l’occasion d’Eurosatory 2006, les partenaires ont prévu de se rencontrer pour conclure un accord de principe en vue d’un programme commun.

Les programmes de drones sont également dans l’expectative, tiraillés entre les européennes. Deux ans après le lancement du démonstrateur de drone EuroMale - visant à doter l’Europe d’un équipement équivalent au Predator 2 américain - le programme confié à EADS piétine. Aux difficultés de financement s’ajoutent les critiques sur un programme jugé trop coûteux. Au point que la concurrence propose « des alternatives à moindre coûts », Thales avec son drone Watchkeeper déjà retenu par les Britanniques et Sagem (groupe Safran) avec une version améliorée du systèmes de drone Sperwer.

Autant de sujets de discussions qui ne manqueront pas d’être abordés par les industriels européens réunis pendant cinq jours à Eurosatory.


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