mercredi 18 octobre 2017

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Face aux menaces de Pyongyant, les Etats-Unis auraient activé leur défense antimissile

Le Monde, avec AFP

mardi 20 juin 2006, sélectionné par Spyworld

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La tension est montée d’un cran, mardi 20 juin, entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, qui s’apprêterait à procéder à un tir d’un missile de longue portée, avec les déclarations du conseiller à la sécurité nationale américain, Stephen Hadley, semblant confirmer cette éventualité, et des information de presse affirmant que Washington aurait activé son système antimissiles.

Les Nord-Coréens "semblent se diriger vers un tir mais les renseignements ne sont pas totalement concluants à ce stade", a déclaré M. Hadley, à bord de l’avion présidentiel américain Air Force One en route vers Vienne, où le président George W. Bush doit participer mercredi 21 juin au sommet annuel Etats-Unis-Union européenne. M. Hadley a estimé que la Corée du Nord semblait délibérement vouloir faire monter les tensions. "Il semble y avoir la volonté de créer un climat de crise" a-t-il dit.

La Maison Blanche a refusé mardi de commenter les actions qu’elle serait amenée à considérer dans la perspective d’un éventuel tir de missile nord-coréen. "Il y a une série d’options, mais nous n’allons pas en parler" a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow, lors d’un point de presse.

Le Pentagone a également refusé mardi de commenter une information de presse selon laquelle le système de défense antimissiles américain aurait été activé dans la perspective d’un éventuel tir de missile nord-coréen. "Nous ne nous exprimons pas sur les différents niveaux d’alerte", a indiqué un porte-parole du Pentagone, Eric Ruff. "Nous avons un système de défense limité qui est en phase de développement. Mais c’est la seule chose dont nous parlons", a-t-il dit.

Selon le quotidien Washington Times, le système de missiles antimissiles terrestres américain est passé d’une configuration expérimentale à un mode opérationnel au cours des deux dernières semaines. Les stratèges américains estiment possible d’abattre un éventuel missile intercontinental nord-coréen Taepodong à l’aide d’engins d’interception basés en Alaska et en Californie, précise le journal, citant des responsables américains. S’exprimant sous couvert d’anonymat, un responsable du Pentagone a confirmé ces informations, rapporte le site de la chaîne de télévision CNN.

Le système américain, qui n’en est qu’à ses débuts, est précisément conçu pour répondre à une éventuelle attaque de missiles de la Corée du Nord. Il consiste en un réseau de satellites d’alerte, de radars chargés de cibler et de suivre un éventuel missile ennemi, avec un centre de commandement situé dans le Colorado et onze missiles d’interception basés à Fort Greely (Alaska) et sur la base aérienne de Vandenberg, en Californie.

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AP/AHN YOUNG-JOON Pyongyang serait sur le point de tirer un missile capable d’atteindre les Etats-Unis.


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