samedi 21 octobre 2017

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George Bush aurait autorisé l’espionnage sur le sol américain après les attentats du 11 septembre 2001

Le Monde, avec Reuters et le "New York Times"

samedi 24 juin 2006, sélectionné par Spyworld

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A la suite des attentats du 11 septembre 2001, le président George Bush a autorisé la NSA, la très secrète Agence de sécurité nationale, à mettre sur écoute des personnes vivant sur le sol des Etats-Unis sans obtenir l’approbation préalable de la justice, a révélé, jeudi 15 décembre, le New York Times.

Cette directive présidentielle, signée en 2002 et gardée secrète, a été appliquée pendant plusieurs années. Elle a permis à la NSA, normalement spécialisée dans les écoutes et interceptions à l’étranger, de surveiller les appels téléphoniques internationaux et les courriers électroniques envoyés par plusieurs centaines voire plusieurs milliers de personnes afin de tracer d’éventuels "numéros sales" liés au groupe terroriste Al-Qaida, ont révélé des responsables.

Les défenseurs de ce programme affirment qu’il s’agit là d’un outil essentiel, destiné à lutter efficacement contre les groupes terroristes qui se servent de ces technologies. Selon eux, cette surveillance aurait permis d’empêcher des attaques terroristes sur le sol américain.

500 PERSONNES ESPIONNÉES

En lui accordant ces nouvelles attributions, poursuit le New York Times dans son édition en ligne, la Maison Blanche a considérablement étendu le rayon d’action de l’agence basée à Fort Meade, dans le Maryland. Jusqu’à un demi-millier de personnes auraient été espionnées à tout moment sur le sol des Etats-Unis par la NSA sans mandat judiciaire. De nombreux détails de cette affaire demeurent encore secrets.

Un porte-parole de la présidence a refusé de commenter dans l’immédiat cet article. Le quotidien précise qu’à la demande de l’administration Bush, il a différé la publication de l’article d’un an, afin de ne pas mettre en échec des opérations de surveillance de suspects de terrorisme, et qu’il a supprimé certains passages.

Selon le New York Times, une dizaine de responsables actuels ou passés de l’administration ont accepté de parler de cette directive, sous condition d’anonymat, parce qu’ils doutaient de la légalité et des mécanismes de surveillance de cette opération de renseignement intérieur.

Ces questions, poursuit le quotidien, auraient amené l’administration Bush à suspendre cette directive en 2004 et à imposer de nouvelles restrictions. Dans les cercles du pouvoirs, seul un petit nombre de personnes étaient informées de la réaffectation d’une partie des ressources de la NSA.

La mise sur écoute de résidents américains est un sujet hautement sensible depuis le mouvement de contestation des années 1970 et les pratiques d’espionnage du Pentagone visant des groupes pacifistes hostiles à la guerre au Vietnam et des organisations de défense des droits civiques. Le Parlement a depuis imposé des limites très strictes aux pratiques d’espionnage intérieur.


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