lundi 18 décembre 2017

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Le monde se dresse contre le tir des missiles nord-coréens

T. O., le Figaro, avec AFP et Reuters

jeudi 6 juillet 2006, sélectionné par Spyworld

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La Corée du Nord a procédé, hier, au lancement de sept missiles qui se sont abîmés en mer, dont un Taepodong 2 d’une portée de plus de 6 500 kilomètres.

LA COREE DU NORD a soulevé une vague de protestations internationales en tirant mercredi à l’aube des salves de missiles balistiques qui se sont abîmés en mer du Japon peu après leur décollage. Les Coréens ont expédié dans les airs six missiles à courte portée ainsi qu’un missile Taepodong- 2 d’une portée de plus de 6 500 kilomètres, soit un engin susceptible d’atteindre en théorie les côtes de l’Alaska ou de Hawaï. Celui-ci s’est abîmé en mer quarante secondes après son envol à environ 600 kilomètres des côtes du Japon.

Selon des militaires américains, les tirs de missiles n’ont pas posé de menace directe pour le territoire et le système de défense antimissiles n’a pas été utilisé. Mais les tirs sont jugés particulièrement inquiétants dans la mesure où Pyongyang prétend disposer de l’arme nucléaire.

Le symbole du 4 juillet

De l’avis des experts, le gouvernement nord-coréen cherche à mettre au point des armes de longue portée afin de pouvoir un jour tirer des charges nucléaires. Ce programme ne devrait toutefois pas être opérationnel avant de nombreuses années.

Attentifs aux symboles, les Nord-Coréens ont choisi le 4 juillet, jour de la célébration de la fête nationale américaine, pour frapper. Les tirs d’essai ont été effectués depuis une base située dans le sud-est de la Corée du Nord. En réplique, le rival sud-coréen a menacé Pyongyang de couper l’aide humanitaire à un pays en proie à une pénurie alimentaire chronique. Les lancements ont suscité une réprobation quasi unanime à travers le monde. Très inquiet, le Japon, qui avait déjà été vivement secoué par un tir de missile nord-coréen au-dessus de l’archipel nippon en 1998, a promis des « mesures vigoureuses », soit par l’intermédiaire des Nations unies dont le Conseil de sécurité s’est réuni hier, soit unilatéralement. Le Taepodong- 1 avait à l’époque survolé le Japon avant de s’écraser dans l’océan Pacifique.

Les États-Unis ont fait part de leur « ferme condamnation ». La Russie a exprimé sa « sérieuse préoccupation », appelant Pyongyang à la « retenue ». Moscou a, comme de nombreuses autres capitales, exigé le respect du moratoire sur les essais de missiles que la Corée du Nord s’était imposé en 1999 avant de le dénoncer en 2005. Dénonçant la politique « hostile » de Washington, le régime communiste refuse depuis novembre de revenir à la table de ces négociations qui tentent en vain, depuis près de trois ans, d’obtenir l’abandon de ses programmes nucléaires. Longtemps silencieux, Pékin a finalement réagi, se déclarant « très préoccupé ». « Nous espérons que les parties concernées conserveront leur calme et feront preuve de retenue », a déclaré Li Zaoxing, le ministère chinois des Affaires étrangères. La France a fustigé les tirs, accusant la Corée du Nord d’être un « acteur majeur de la prolifération des missiles dans le monde ». Et la Commission européenne a « fermement » condamné l’initiative coréenne, estimant qu’elle ajoutait une « pression supplémentaire sur la stabilité régionale ».

Washington, le régime communiste refuse depuis novembre de revenir à la table de ces négociations qui tentent en vain, depuis près de trois ans, d’obtenir l’abandon de ses programmes nucléaires. Longtemps silencieux, Pékin a finalement réagi, se déclarant « très préoccupé ». « Nous espérons que les parties concernées conserveront leur calme et feront preuve de retenue »,a déclaré Li Zaoxing, le ministère chinois des Affaires étrangères. La France a fustigé les tirs, accusant la Corée du Nord d’être un « acteur majeur de la prolifération des missiles dans le monde ». Et la Commission européenne a « fermement » condamné l’initiative coréenne, estimant qu’elle ajoutait une « pression supplémentaire sur la stabilité régionale ».

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Le Japon, soutenu par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, a préparé mercredi une résolution du Conseil de sécurité imposant une série de sanctions à la Corée du Nord pour avoir procédé à des tirs de missiles. (Photo AP / David Karp).


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