lundi 11 décembre 2017

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Seconde salve pour l’Agence de l’innovation industrielle

J-M Meyer, l’Usine Nouvelle

jeudi 6 juillet 2006, sélectionné par Spyworld

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A l’issue d’un second conseil d’administration, le 4 juillet 2006, l’Agence de l’innovation industrielle (AII)) a sélectionné deux nouveaux programmes innovants auxquels elle apportera 180 millions d’euros.

Bras armé du gouvernement pour relancer une politique industrielle en France, l’AII a décidé de soutenir le dossier du Nanosmart Center. Piloté par un essaimage du CEA : la société grenobloise Soitec, il portera sur le développement des technologies d’ingénierie des substrats pour la microélectronique. Réalisé en partenariat avec le CEA-Léti, le Nanosmart Center profitera d’une enveloppe globale de 170 millions d’euros dont 80 millions d’euros (52 millions sous forme de subvention et 28 millions en avances remboursables) déboursé par l’AII.

L’agence présidée par Jean-Louis Beffa a également choisi de financer la voiture hybride diesel électrique du groupe PSA associé à Valeo, Michelin, SAFT et l’allemand Continental Temic. Ce projet est une confirmation. Il devait en effet figurer au départ dans la liste des cinq premiers programmes désignés par l’AII, le 25 avril 2006.

Ce jour là, elle avait désigné :

- Le "Bio-Hub", qui vise à fabriquer des produits chimiques à partir de produits agricoles dont le chef de file est Roquette Frères.

- "Homes", un système devant réduire la consommation d’énergie des bâtiments de 20% emmené par Schneider Electric.

- "NeoVal", un projet de nouvelle génération de métro automatique sur pneumatiques piloté par Siemens Transportation systems (ex- Matra Transport).

- "Quaero", le programme franco-allemand de logiciels de recherche multimédia.

- "TVMSL", le système de télévision sur mobile diffusée par satellite et encadré par Alcatel.

Ces cinq premiers projets représentent un effort de R&D de 596 millions d’euros dont 236 millions seront apportés par l’AII. Opérationnelle depuis le début de l’année, cette dernière s’est fixé l’objectif de désigner une vingtaine de programmes d’ici la fin de l’année. Et une dizaine en 2007. « Notre mission n’est pas de faire avancer l’état de l’art de telle ou telle technologie mais de créer des champions mondiaux, précise Robert Havas, le président du directoire de l’A2i . Notre finalité, c’est le marché. C’est de faire émerger des champions mondiaux. Nous devons déterminer la capacité des chefs de file des projets à emmener leur consortium vers l’excellence mondiale pour occuper, d’ici 5 à 8 ans, une partie non négligeable du marché avec un produit, des services ou des brevets. »

Pour financer ces programmes, l’agence dispose pour les deux ans à venir d’un budget d’intervention de 1,7 milliard d’euros, issu des privatisations et alloué sous forme d’avances remboursables. La contribution des industriels impliqués dans les programmes doublera l’enveloppe. Le soutien de l’A2i s’élèvera de quelques dizaines de millions d’euros et jusqu’à 300 millions. Chaque programme fera l’objet d’un audit annuel de la part des experts de la DGA.


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