lundi 23 octobre 2017

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Terrorisme : le président russe peut intervenir militairement à l’étranger

AFP

vendredi 7 juillet 2006, sélectionné par Spyworld

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Le président russe n’a plus besoin de demander l’autorisation des sénateurs pour envoyer des forces armées ou des forces spéciales à l’étranger dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, au terme d’un vote unanime des sénateurs vendredi.

Le Conseil de la Fédération (chambre haute russe) s’est prononcé par 148 voix pour, sans aucune voix contre ni aucune abstention.

Ce vote s’inscrit dans la réaction de Moscou à l’assassinat de quatre diplomates russes en Irak. Le président Vladimir Poutine a demandé fin juin à ses services secrets de "liquider" les terroristes responsables de leur mort.

Le texte donne au président "le droit, dans le respect des lois de la Fédération de Russie, d’utiliser hors des frontières de la Russie des formations des Forces armées de Russie et des unités spéciales dans le but de contrer les activités du terrorisme international menées contre la Russie ou contre des citoyens russes ou apatrides résidents permanents de la Fédération de Russie".

Il entre en vigueur le jour de son adoption. La Constitution russe exigeait jusqu’à présent que le président demande le feu vert des sénateurs avant l’envoi à l’étranger de toute force militaire y compris du renseignement militaire.

Le projet avait été transmis au Conseil de la Fédération le 4 juillet par le président Vladimir Poutine.

Cette décision "ne contrevient pas au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité sur la lutte contre le terrorisme international", a déclaré le chef de la commission de Défense et de Sécurité du Conseil de la Fédération, Viktor Ozerov.

La Russie sera tenue "par l’intermédiaire de ses propres canaux de prévenir l’Etat où elle envoie des hommes", a-t-il précisé.

"Tout Etat a le devoir de défendre ses citoyens, et il est même très étrange, compte tenu de la situation dans le monde, que les services spéciaux russes prêts à une opération de vengeance ou une action préventive aient eu les mains liées", a commenté pour sa part le président de la commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération, Mikhaïl Marguelov.


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