jeudi 14 décembre 2017

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Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer sur la crise avec la Corée du Nord

Le Monde, avec AFP

lundi 10 juillet 2006, sélectionné par Spyworld

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Le Conseil de sécurité de l’ONU est appelé à se prononcer cette semaine sur un projet de résolution prévoyant des sanctions contre la Corée du Nord, qui se heurte aux réticences de la Chine et de la Russie.

Le Conseil de sécurité doit décider lundi 10 juillet quand il programmera le scrutin. S’il était adopté, le projet imposerait des sanctions contre le régime communiste après ses tirs d’essai, mercredi 5 juillet, de sept missiles, dont un Taepodong-2 de longue portée qui pourrait en théorie atteindre les Etats-Unis.

Le Japon, déterminé à obtenir des sanctions contre Pyongyang, a formellement présenté à l’ONU ce texte invoquant le chapitre VII de la Charte des Nations unies, ouvrant la voie à des sanctions et, en dernier ressort, à un recours à la force. "Nous sommes dans un processus qui a une chance raisonnable de succès", a estimé dimanche le numéro trois de la diplomatie américaine, Nicholas Burns, évoquant un projet de résolution "agressif". Le négociateur américain Christopher Hill a de son côté affirmé dimanche à Tokyo que tous les pays concernés étaient "résolus" face à la Corée du Nord.

Le projet pourrait empêcher le transfert en Corée du Nord de tout équipement pouvant être utilisé dans des programmes de missiles et d’armes de destruction massive ainsi que des ressources financières destinées à ces programmes.

"GUERRE TOTALE"

Le régime de Pyongyang a prévenu qu’il considérerait l’adoption de sanctions par l’ONU comme un "acte de guerre". Le numéro un nord-coréen, Kim Jong-il, a refusé dimanche de faire "la moindre concession (...) aux envahisseurs impérialistes américains" et averti que son pays était prêt à une "guerre totale" en cas de "vengeance" des Etats-Unis.

Comme pour les crises sur le nucléaire iranien ou le Darfour, la Chine et la Russie, deux membres permanents au Conseil de sécurité dotés du droit de veto, ont affiché leurs réticences à résoudre des problèmes diplomatiques sensibles avec des sanctions. Les deux pays, réfractaires au recours au Chapitre VII, s’opposent au projet, plaidant pour une déclaration non contraignante, qui condamnerait Pyongyang pour ses tirs d’essais, mais ne prendrait pas de sanctions.

Pékin et Moscou estiment que le document risque de raviver les tensions dans la région et de menacer les négociations multilatérales sur le programme nucléaire nord-coréen.

La Chine refuse des sanctions contre son fidèle allié, l’un des pays les plus pauvres de la planète, auquel elle procure une aide économique et énergétique vitale. La Russie reste, quant à elle, discrète sur ses intentions. Selon des diplomates, Moscou adopte un profil bas dans la crise afin de ne pas mettre en péril le sommet du G8 qu’elle s’apprête à accueillir à Saint-Pétersbourg, du 15 au 17 juillet.


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