samedi 21 octobre 2017

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Mesures de sécurité sans précédent pour le G8 à St-Pétersbourg

Tageblatt.lu

lundi 10 juillet 2006, sélectionné par Spyworld

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Le compte à rebours du sommet du G8 prévu dans l’ancienne capitale impériale russe entre le 15 et le 17 juillet étant bien lancé, les autorités de Saint-Pétersbourg (nord-ouest) ont pris des mesures de sécurité sans précédent.

Depuis le 6 juillet et jusqu’à la fin du sommet, l’avenue menant à Strelna, à 15 km au sud-ouest de la ville, où se tiendront les rencontres des chefs d’Etat, est bloquée par la police et seules les voitures munies d’un laissez-passer peuvent y circuler.

L’administration de Strelna a commencé à délivrer des laissez-passer spéciaux aux habitants de cette petite commune de banlieue (900 personnes environ) qui ne peuvent plus rentrer chez eux que munis de ces documents.

L’un des plus importants cimetières de Saint-Pétersbourg, Ioujnoïe, qui se trouve sur la route menant au palais Konstantin à Strelna, sera lui aussi fermé pendant le sommet.

Plusieurs centaines de policiers sont venus en renfort d’autres régions de Russie, selon la police locale qui a refusé de chiffrer ces renforts.

Pendant la rencontre, l’aéroport Poulkovo de Saint-Pétersbourg sera fermé à tous les vols commerciaux. Le bassin fluvial et maritime de la deuxième ville de Russie sera également fermé à la navigation.

Par ailleurs, une flotte de véhicules policiers équipés de canons à eau a été achetée dans la perspective de manifestations, d’ailleurs peu probables.

Selon la presse locale, les services de sécurité russe (FSB, ex-KGB) devrait écouter les communications des abonnés à la téléphonie mobile à Saint-Pétersbourg (5 millions d’habitants) pendant les trois jours du sommet. L’information n’était toutefois ni confirmée ni démentie par les principaux opérateurs.

La circulation automobile dans le centre historique de l’ancienne capitale impériale russe sera également réduite et les habitants priés d’utiliser les transports en commun.

 »Le sommet c’est comme la guerre, il touche tout le monde », plaisante Alexeï Simonov, chauffeur de taxi, qui avoue avoir l’intention de fuir la ville pendant la durée du sommet, tout comme nombre d’autres habitants de Saint-Pétersbourg.


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