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New York Sun : Le meilleur ami de l’Iran..... serait El Baradei

Iran-Resist.org

mardi 11 juillet 2006, sélectionné par Spynews

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(ELI LAKE - The New York Sun) Le prix Nobel de la Paix, le directeur de l’AIEA a effectivement licencié son principal investigateur en Iran ce printemps sur la demande des iraniens selon un nouvel article paru le journal allemand Die Welt am Sonntag.

Le chef des 15 inspecteurs de l’équipe en Iran, Chris Charlier, a expliqué au journal que le chef de l’AIEA, l’égyptien Mohammad El Baradei avait accepté la requête du gouvernement iranien et renvoyé ce belge de 64 ans au siège de l’Organisation à Vienne en Autriche et ce lors de sa visite en Avril dernier à Téhéran.

La nouvelle pourrait avoir des effets dévastateurs sur la politique américaine de confiance en El Baradei comme négociateur dans le dossier de l’enrichissement de l’uranium iranien. En 2004, après que des services d’anti espionnage l’avait pris en train de coacher les iraniens sur les subtilités du Traité de Non Prolifération, le Département d’État avait lancé une campagne pour avertir El Baradei qu’il ne le laisserait pas faire un troisième mandat. Mais avec le support qu’il avait des autres pays, cette campagne avait échouée.

Les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU ont proposé à l’Iran une série de mesures en contre-partie d’un abandon de son programme d’enrichissement de l’uranium et de son retour à la négociation avec l’UE3. A la fin Mai, Bush a abandonné sa politique de laisser la diplomatie à la seule Europe et le Département d’État a même proposé de discuter directement avec l’Iran. Mais jusqu’à présent Téhéran n’a pas répondu officiellement même si des officiels iraniens ont déjà rejeté la demande.

Charlier dans son interview au journal allemand a fait part de sa certitude que l’Iran cachait des éléments de son programme nucléaire. Comme pour les inspections chez Saddam Hussein à la recherche des ADM, il explique que partout où nous allions, quoi que nous fassions, ils (les iraniens) nous accompagnaient, nous suivaient et nous filmaient. La moindre de nos paroles était enregistrée, et ils ne nous laissaient jamais une seconde de tranquillité, regardant tout par-dessus notre épaule. Comment pouvions-nous faire convenablement notre travail ?

Hier un porte-parole de l’AIEA s’est refusé à commenter ce récit, mais Die Welt écrit que des officiels leur ont confirmé la véracité des propos en leur demandant de ne pas les publier en prétextant que cela allait rendre encore plus difficile le travail des inspecteurs sur place. De son côté Charlier a trouvé l’explication « creuse », céder sans besoin devant Téhéran était en soi mettre fin au travail. De facto cela a mis un terme aux inspections à mi-chemin.


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