dimanche 17 décembre 2017

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"Rosenholz", les archives secrètes de RDA

Carine Debrabandère, dw-world.de

samedi 5 août 2006, sélectionné par Spynews

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Ouverture des fichiers de la Stasi, la police secrète de l’ancienne Allemagne de l’est. Les dossiers "Rosenholz" (Bois de rose) étaient tombés dans les mains de la CIA et sont aujourd’hui en possession du gouvernement allemand. Ils ont révélé que cinq députés ouest- allemands étaient des espions à la solde de l’ex-RDA.

Curieuse histoire que ces fichiers Rosenholz : des dossiers que la police secrète de RDA n’avait pas eu le temps de détruire après la chute du Mur de Berlin, qui ont été récupérés par la CIA et restitués sous forme de CD-Roms en 2003 à l’Office fédéral chargé des archives de la Stasi. Des dossiers d’une extrême importance pour étudier les répercussions à l’ouest de l’espionnage est-allemand. Marianne Birthler dirige l’office fédéral :

« Les services secrets est-allemands étaient très intéressés par tout ce qui se passait en République fédérale. Ils ont collecté un maximum d’informations sur les hommes politiques de l’ouest. Nous ne connaissons pas encore très bien l’étendue des méfaits des agents de la Stasi à l’ouest. Tout ce que nous pouvons rassembler comme informations à ce propos est de la plus grande importance ».

Cette semaine, l’Office fédéral chargé de la gestion des archives de la Stasi a officiellement ouvert des fichiers sur 16 députés ouest- allemands, pour les historiens et les médias qui auraient demandé à les consulter. Parmi ces fichiers, les informations rassemblées sur l’ancien chancelier social-démocrate Willy Brandt, l’artisan de la politique d’ouverture à l’Est.

« Nous en avons en fait beaucoup de ces fichiers réunis sous le sigle « IMA », c’est-à-dire « collaborateurs officieux avec dossier ». Dans la plupart des cas, cela n’implique absolument pas que la personne en question collaborait avec la Stasi. Au contraire, le plus souvent, il s’agit de victimes de l’espionnage est-allemand ».

C’est le cas de Willy Brandt, qui a dû démissionner de son poste de chancelier en 1974, car on avait découvert que l’un de ses plus proches conseillers, Günter Guillaume, était, lui, effectivement un espion. Des agents à la solde de la Stasi, cinq anciens députés du Bundestag l’étaient eux aussi. C’est ce qu’ont révélé pour le moment les fichiers Rosenholz. D’autres dossiers seront ouverts aux historiens et aux journalistes dans les prochaines semaines.


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