lundi 18 décembre 2017

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Les services secrets allemands préparent une opération au Proche-Orient

RIA Novosti

jeudi 31 août 2006, sélectionné par Spyworld

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L’Allemagne redevient un des principaux acteurs dans le processus de médiation entre les parties au conflit au Proche-Orient. C’est déjà devenu "l’affaire du chef", selon une expression qui a cours à Berlin, autrement dit de la chancelière elle-même. Ce n’est pas par hasard qu’Angela Merkel, au terme d’un repas partagé lundi avec le pape Benoît XVI dans sa résidence à Rome, a rencontré le même jour, dans l’après-midi, à Berlin, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Mme Tzipi Livni.

Le rôle de l’Allemagne est renforcé également par des préparatifs militaires : lundi prochain au plus tard, le Bundestag se réunira d’urgence pour décider d’une question de principe, celle de l’étendue de la participation des soldats allemands à la mission de paix internationale au Liban. La décision politique a été prise depuis longtemps. Le gouvernement s’apprête à dépêcher jusqu’à 1.200 hommes, plus précisément de la marine allemande, au Liban.

Berlin intensifie son activité politique au Proche-Orient. Bien que le ministre Steinmeier ait démenti récemment les informations attribuant à l’Allemagne l’endossement du rôle de principal médiateur dans l’échange des prisonniers de guerre, de nombreux analystes allemands concluent à un jeu diplomatique trivial. Le Pr Udo Steinbach, directeur du Deutsches Orient-Institut de Hambourg, a ainsi expliqué cela hier au quotidien Vrémia novostéi : "L’Allemagne fait autorité auprès de toutes les parties au conflit".

Le professeur a attribué un rôle important aux services secrets allemands dans la médiation, notamment dans l’échange de prisonniers de guerre et d’otages. "Les hommes politiques remplissent leur fonction à la lumière du jour, si l’on peut dire. Les services secrets, et concrètement le Service fédéral de renseignements (Bundesnachrichtendienst ou BND), s’emploient par tradition à frayer un chemin aux forces de paix internationales par leurs propres moyens". Le professeur a rappelé qu’au cours de ces six dernières années le BND s’était acquitté avec succès de deux missions de médiation secrètes : en 1999 dans les Balkans et en 2004 au Proche-Orient. En janvier 2004, avec médiation allemande, Israël avait relâché plus de 420 commandos libanais et palestiniens.

Cette fois, affirment des sources bien informées du quotidien VN en Allemagne, "un autre échange de prisonniers de guerre et d’otages doit avoir lieu entre Israël et le Hezbollah "dans trois semaines au plus tard". Cette information a été confirmée par le journal cairote Al-Ahram, annonçant qu’un négociateur allemand préparait le règlement de ce problème. Il n’est pas encore décidé si les deux soldats israéliens enlevés par le Hezbollah le 12 juillet seront échangés ensemble ou séparément et à des dates différentes. Israël suit attentivement les événements sur le "front invisible". L’un des points du programme berlinois de Mme Livni a été en effet une rencontre avec le chef du BND, Ernst Urlau.


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