lundi 16 octobre 2017

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Le patron de l’espionnage allemand en route pour Beyrouth

AFP

vendredi 1er septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Le chef du service d’espionnage (renseignements extérieurs) allemand, Ernst Uhrlau, dont le pays est cité par Israël et le Liban comme un possible médiateur en vue d’un échange de prisonniers, est parti jeudi pour Beyrouth, a indiqué le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Gernot Erler.

"Je ne peux que vous confirmer ce que vous savez déjà, que M. Uhrlau est en route", a déclaré M. Erler à la télévision d’informations en continu N24, qui l’interrogeait sur une éventuelle mission de médiation de M. Uhrlau à Beyrouth.

"Mais je ne peux pas confirmer que des négociations concrètes ont commencé", a ajouté le responsable gouvernemental.

M. Uhrlau, 59 ans, qui dirige le service d’espionnage allemand (BND) depuis l’arrivée au pouvoir d’Angela Merkel, était auparavant coordinateur des services secrets auprès de la chancellerie.

A ce titre il s’était illustré par son rôle de médiateur entre Israël et le Hezbollah, qui avait abouti à un spectaculaire échange de prisonniers organisé en janvier 2004 sur le sol allemand : la milice chiite avait libéré un homme d’affaires israélien et rendu les restes de trois soldats de Tsahal, en échange de quoi, Israël avait libéré plus de 400 prisonniers arabes.

Jeudi, M. Erler est toutefois resté vague sur le but de la mission de M. Uhrlau au Proche-Orient.

"Il est connu que la partie israélienne espère et attend que nous fassions ce que nous pouvons. Et nous sommes prêts à le faire", a indiqué le secrétaire d’Etat.

D’après le journal libanais As-Safir, citant un haut responsable libanais, la délégation allemande à Beyrouth doit rencontrer notamment le directeur de la sûreté générale, le général Wafic Jezzini, afin d’exposer les résultats de ses contacts avec les Israéliens, notamment avec le ministre israélien des Affaires étrangères, Mme Tzipi Livni, qui s’est rendue en début de semaine à Berlin.

Mme Livni avait alors appelé l’Allemagne à user de son influence sur le gouvernement libanais pour faire libérer les soldats israéliens enlevés par le Hezbollah le 12 juillet. Berlin, avait-elle précisé, "a déjà joué dans le passé un rôle important dans les négociations avec le Hezbollah".

Son homologue libanais, Faouzi Salloukh, s’était déjà prononcé en juillet pour une telle médiation. De son côté, le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a toutefois affirmé jeudi à Stockholm que son gouvernement n’avait aucun contact "direct ou indirect" avec Israël pour négocier la libération de deux soldats israéliens enlevés le 12 juillet par le Hezbollah.

Dimanche, le journal gouvernemental égyptien Al-Ahram avait déjà rapporté qu’Israël et le Hezbollah étaient convenus d’un échange de prisonniers d’ici deux à trois semaines, grâce à une médiation allemande, une information aussitôt démentie par le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier.


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