jeudi 14 décembre 2017

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Longhorn : Microsoft corrige le tir de son "informatique de confiance"

Ina Fried, CNET News.com / ZDNet France

jeudi 9 septembre 2004, sélectionné par Spyworld

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Le prochain Windows n’en finit pas d’être remanié. Après avoir renoncé à le doter du système de gestion de fichiers WinFS, l’éditeur revoit un de ses éléments clés, l’architecture NGSCB censée le sécuriser. Que les clients pourront désactiver, assure-t-il.

SAN FRANCISCO - Microsoft travaille encore sur Next Generation Secure Computing Base (NGSCB), ex-Palladium, l’architecture controversée qu’il a conçue pour sécuriser les ordinateurs sous Windows.

Le principe de base de NGSCB est de stocker certains tâches ou données sensibles - logins, mots de passe ou certificats par exemple - dans des "compartiments" spécifiques de Windows. De quoi rendre la tâche plus ardue pour les pirater. Sans doute pour rassurer le public, le géant du logiciel vient d’annoncer que l’utilisateur pourra activer ou non la technologie sans perturber le fonctionnement de Windows.

« Nous apportons des modifications en fonction des retours d’expérience que nous ont fourni les experts de l’industrie », a expliqué mercredi Steve Heil, "Windows technical evangelist" de Microsoft, lors du Intel Developer Forum qui se tient du 7 au 9 septembre à San Francisco.

Microsoft peaufine encore cette technologie après l’avoir déjà modifiée à de nombreuses reprises - elle diffère aujourd’hui relativement du code source confié l’an dernier aux développeurs, qui avaient assisté à une conférence sur le sujet (Professional Developer Conference). L’éditeur compte toujours s’en inspirer pour construire Longhorn, la prochaine version du système d’exploitation censée sortir en 2006.

Plus de marge de manoeuvres que l’an dernier

Parmi les grands changements présentés, les "compartiments" séparés seront basés sur des interfaces de programmation Windows, ce qui n’était pas le cas l’an dernier.

Il sera toujours possible d’exécuter des programmes personnalisés dans une couche sécurisée. Une possibilité qui ne semblait pas prioritaire lorsque Microsoft a présenté le logiciel la première fois l’an dernier. À l’époque, cela avait provoqué une levée de boucliers, les utilisateurs ayant eu peur de se retrouver "prisonniers" de leur OS sans pouvoir accéder à leurs données.

Selon Steve Hail, les clients potentiels craignaient d’avoir à changer leurs applications internes. Ce qui aurait contrebalancé les bénéfices attendus en matière de sécurité.

Microsoft tente par tous les moyens, depuis au moins cinq ans, de sécuriser son système d’exploitation pour qu’il soit fiable et « digne de confiance ». La croisade a démarré en 2002, avec la présentation du programme Palladium, largement perçu à cette époque comme la version "hardware" des systèmes de DRM (gestion numérique des droits), utilisés aujourd’hui pour suivre à la trace les fichiers de musique.


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