jeudi 19 octobre 2017

Accueil du site > Terrorisme > International > Arrestation du n°2 d’Al Qaïda en Irak

Arrestation du n°2 d’Al Qaïda en Irak

AP

dimanche 3 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

logo

Hamed Jumaa Farid al-Saïdi était le lieutenant de Zarqaoui avant qu’il ne soit tué par les Américains.

Le conseiller à la sécurité nationale de l’Irak a annoncé dimanche 3 setpembre l’arrestation du lieutenant d’Abou Moussab al-Zarqaoui, ancien chef de l’organisation Al-Qaïda en Irak. Selon Mouwaffak al-Roubaïe, le suspect chapeautait le responsable de l’attentat contre le mausolée chiite de Samarra en février. Son interrogatoire a permis l’arrestation ou la liquidation de 11 autres responsables d’Al-Qaïda en Irak, ainsi que de neuf autres de rangs inférieurs. Il estime que cette organisation est aujourd’hui confrontée à une "sérieuse crise de direction". Le suspect, Hamed Jumaa Farid al-Saïdi, alias Abou Humam ou Abou Rana, a été arrêté ces derniers jours, a-t-il indiqué. Il était, selon lui, "directement responsable du criminel Haitham al-Badri, le cerveau et l’auteur de l’attentat du sanctuaire de Samarra". L’attentat contre ce lieu-saint de l’islam chiite avait avivé les tensions entre chiites et sunnites et entraîné jusqu’à ce jour des représailles sanglantes.

"Al-Saïdi mettait en oeuvre les idées d’al-Qaïda en Irak et les ordres de feu Al-Zarqaoui pour inciter à la violence sectaire dans le pays en tentant d’allumer une guerre civile entre chiites et sunnites mais leurs souhaits ne se sont pas matérialisés", a encore déclaré Mouwaffak Al-Rubaïe.

"Boucliers humains"

Le conseiller à la sécurité nationale a précisé que les autorités avaient obtenu des informations sur Al-Saïdi après la mort du Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui le 7 juin lors d’un raid aérien américain au nord de Bagdad. Au moment de son arrestation, il opérait dans la région de Baqouba, où Zarqaoui a trouvé la mort. Il vivait dans un immeuble d’habitation et "voulait utiliser des enfants et des femmes comme boucliers humains lors de l’arrestation, raison pour laquelle l’opération s’est appuyée sur un plan militaire très précis pour préserver la vie des femmes et des enfants dans le bâtiment", selon le responsable irakien. "Hamed al-Saïdi supervisait des groupes terroristes qui enlevaient des gens pour des rançons et tuaient des policiers au moment de leur paye afin de financer des opérations terroristes", a-t-il ajouté. "Il décidait d’attaques au mortier ou à l’explosif qui ont entraîné le meurtre de nombreux soldats et civils innocents." Hamed Jumaa al-Saïdi aurait aussi supervisé la création d’escadrons de la mort et ordonné des assassinats, des attentats, des enlèvements et des attaques contre la police irakienne et les barrages de l’armée". Selon le conseiller à la sécurité nationale, "ces opérations étaient brutales et sans pitié".


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :