mardi 17 octobre 2017

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Le GIA trop peu sécurisé

RTL.be

lundi 4 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Le sénateur Alain Destexhe (MR) a dénoncé ce matin la facilité avec laquelle des cambrioleurs ont pu s’introduire dans la nuit de jeudi à vendredi dans les locaux du Groupe interforces antiterroriste (GIA). Il veut des explications des ministres de la Justice et de l’Intérieur et a réclamé un audit de sécurité sur tous les endroits sensibles du pays.

Le GIA est chargé de collecter toutes les données des différents services de police sur la menace terroriste et extrémiste et d’en faire une évaluation pour le gouvernement. Ses locaux, situés dans deux étages d’un immeuble du centre de Bruxelles et qui ne sont mentionnés par aucune plaque permettant de l’identifier, ont été visités dans la nuit de jeudi à vendredi. Son directeur a précisé vendredi qu’une arme de service et des biens aisément négociables avaient été volés.

Sur base des informations qu’il a collectées, M. Destexhe affirme qu’il n’y avait ni serrure antivol, ni système d’alarme pour les locaux du GIA. Une caméra existe bien à l’entrée du bâtiment mais les voleurs seraient rentrés par une porte de secours dépourvue de caméras, dit le sénateur. Le système d’alarme n’était prévu que pour 2007 alors que le GIA est installé dans ces locaux depuis 2005. "Comment peut-on rentrer ainsi dans des bâtiments si sensibles ? Quel danger si les informations du GIA tombaient en de mauvaises mains. Toute la lutte anti-terroriste serait mise à mal", s’insurge le parlementaire. M. Destexhe va demander à la présidente du Sénat une réunion des commissions de la Justice et de l’Intérieur pour faire toute la clarté. Il a également réclamé un audit "sécurité d’urgence" de tous les services de police et de renseignement du pays.

Par ailleurs, le président du MR et vice-Premier ministre Didier Reynders s’est clairement distancé des déclarations d’Alain Destexhe. "M. Destexhe a formulé ses critiques de manière indépendante de son parti", a dit M. Reynders, pour qui Alain Destexhe, en agissant de la sorte, "se met en marge de son parti". "C’est là de sa part une initiative intempestive et déplacée", dit M. Reynders qui ajoute que "la sécurité est un thème trop sérieux pour en faire du show personnel comme le fait M. Destexhe. M. Destexhe ne fait pas ses déclarations au nom de sa formation politique".


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