lundi 11 décembre 2017

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Giuliana : les ravisseurs accusent la CIA

Nouvelobs.com

mardi 8 mars 2005, sélectionné par Spyworld

Ils affirment que les services secrets américains voulaient tuer la journaliste et qu’ils l’avaient avertie. "Vous pouvez vérifier tout ce que nous disons", précisent-ils, dans une vidéo.

Les ravisseurs présumés de Giuliana Sgrena ont affirmé dans une vidéo diffusée mardi 8 mars par des médias italiens que "la CIA voulait la tuer". "La résistance a su que la CIA voulait tuer Giuliana, la journaliste", déclare une voix d’homme ajoutée sur des images de la journaliste d’Il Manifesto, selon la vidéo diffusée notamment par la chaîne de télévision Rai Uno et celle d’information continue Sky24. "Le responsable des services secrets de la résistance a averti la journaliste", ajoute la vidéo, qui précise : "vous pouvez vérifier tout ce que nous disons."

"Accident"

Giuliana Sgrena, envoyée spéciale en Irak, a été libérée vendredi après un mois de détention. Mais au cours de son transport vers l’aéroport de Bagdad, son véhicule a été touché par des tirs américains. Un agent des services secrets italiens a été tué et la journaliste ainsi qu’un autre fonctionnaire des renseignements ont été blessés. Giuliana Sgrena a elle-même évoqué la possibilité que la fusillade dont elle a été victime de la part de soldats américains ait été délibérée. Cette hypothèse rejetée par les autorités américaines l’a également été mardi par le chef de la diplomatie italienne Gianfranco Fini. Il a jugé cette hypothèse "totalement infondée", affirmant qu’il s’était agi d’un "accident".

Rançon

Les ravisseurs affirment également qu’ils n’ont pas eu de rançon. Le ministre italien aux Affaires européennes, Rocco Buttiglione, avait nié catégoriquement dans une interview télévisée lundi soir qu’une rançon ait été payée par le gouvernement italien pour la libération de Giuliana Sgrena. Mais, avait-il ajouté, "il est possible qu’une aide humanitaire ait été donnée à des groupes religieux sunnites qui étaient en contact avec les ravisseurs de Giuliana Sgrena". "La résistance refuse d’être payée", déclare une voix d’homme, dans la vidéo. Samedi, un député irakien avait déclaré qu’un million de dollars aurait été exigé. De son côté, un député de Forza Italia (droite), le parti du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi, a estimé probable le paiement d’une rançon. "Pour les deux Simone a été versée une belle somme d’argent. Je ne veux pas dire le montant, mais je le connais", a révélé Carlo Taormina, avocat et ancien secrétaire d’Etat de Silvio Berlusconi, dans des déclarations à une radio italienne, Canale 10. "Pour Sgrena, nous sommes en pourparlers", a-t-il ajouté. Ses déclarations avaient été enregistrées avant la libération de Giuliana Sgrena. Les deux Simone dont parle Carlo Taormina sont Simona Toretta et Simona Pari, deux collaboratrices d’une association humanitaire italienne pacifiste libérées à Bagdad en septembre 2004 après avoir été détenues pendant trois semaines.


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