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Jacques Chirac vante "la fiabilité" des armes nucléaires françaises

AFP

jeudi 7 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Le président Jacques Chirac a vanté jeudi la "fiabilité et la sûreté" des armes nucléaires françaises, socle de l’indépendance de la France, rappelant que les menaces étaient "en constante évolution" dans "un monde incertain".

Le président de la République a visité pendant près de deux heures et demie le Centre de simulation des essais nucléaires, une installation très secrète installée au sein la Direction des applications militaires du commissariat à l’énergie atomique (CEA), à Bruyères-le-Châtel (Essonne).

Après une dernière campagne controversée de six essais dans le Pacifique sud en 1995, la France a lancé en 1996 un programme de simulation des essais visant à s’assurer que ses armes nucléaires étaient toujours opérationnelles.

"Je vous ai demandé de réaliser un programme de simulation qui garantisse la fiabilité et la sûreté de nos armes", a dit M. Chirac, qui est aussi le chef des armées, dans une courte allocution devant quelque 200 scientifiques du CEA.

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Le président Jacques Chirac visite le Centre de simulation des essais nucléaires, le 7 septembre 2006, à Bruyères-le-Châtel Patrick Kovarik(AFP)

"Vous l’avez fait", a-t-il assuré.

Le chef de l’Etat a rappelé, comme il l’avait déclaré en janvier à la base de sous-marins nucléaires de l’Ile Longue, près de Brest, que "dans un monde incertain, face à des menaces en constante évolution, la dissuasion nucléaire garantit nos intérêts vitaux".

"Pour cela, il faut que, par sa flexibilité et sa réactivité, notre force stratégique s’adapte constamment", a-t-il ajouté.

A l’Ile Longue, M. Chirac avait pour la première fois envisagé des ripostes non-conventionnelles aux Etats ayant recours au terrorisme ou à des armes de destruction massive.

L’Elysée a toutefois écarté tout lien entre la visite de jeudi et la crise nucléaire avec l’Iran, au moment où les grandes puissances sont engagées dans un bras de fer avec Téhéran, soupçonné de vouloir se doter de l’arme atomique.

Pour la présidence, l’occasion est simplement la mise en service du super-calculateur Tera-10, opérationnel depuis juillet et pièce essentielle du programme de simulation des essais.

M. Chirac, accompagné de la presse, s’est rendu dans la salle enterrée où sont alignées des dizaines d’armoires de calcul capables d’effectuer 50.000 milliards d’opérations par seconde.

Il s’est félicité qu’avec Tera-10, construit par le groupe informatique français Bull, "la France se dote du calculateur le plus puissant d’Europe, avec égalité avec les Etats-Unis et le Japon".

Mais c’est seul avec sa petite délégation, dont la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie et le chef d’état-major des armées Henri Bentégeat, que le chef de l’Etat s’est fait présenter la simulation d’un essai nucléaire sur un mur d’images.

Il a ensuite visité le centre de surveillance géophysique où sont détectées des explosions de l’ordre d’un kilotonne, soit un séisme de magnitude 4 sur l’échelle de Richter. Ce centre participe ainsi au contrôle de l’interdiction des essais nucléaires et à la prévention de catastrophes naturelles comme les tsunamis.

Saluant "l’excellence scientifique" du CEA, Jacques Chirac a appelé à "veiller avec la plus extrême vigilance" à ce qu’il dispose des "ressources financières nécessaires à la réalisation de toute sa mission".

"Le rang des nations n’est jamais assuré. Au XXIe siècle, seules resteront en tête celles qui feront de la science une authentique priorité", a-t-il averti.

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Le président Jacques Chirac prononce un discours lors d’une visite au Centre de simulation des essais nucléaires à Bruyères-le-Châtel, le 7 septembre 2006


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