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Les accusations d’espionnage se multiplient contre Hewlett Packard

AFP

samedi 9 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Les accusations d’espionnage lancées contre le groupe informatique Hewlett Packard (HP) se multiplient vendredi alors que le Procureur de Californie a évoqué la possibilité de déposer plainte.

Les services de Bill Lockyer ont lancé une enquête sur ces accusations il y a plus d’un mois après avoir été informés que des détectives privés engagés par Hewlett-Packard auraient maquillé leur identité pour obtenir des relevés d’appels téléphoniques.

"Nous pensons que quelque chose d’illégal a été commis et nous essayons de trouver qui est le responsable", a indiqué Tom Dressler, le porte-parole du Procureur de Californie, vendredi à l’AFP.

"Notre enquête est très poussée. Une fois que nous aurons rassemblé les preuves, nous déciderons ou non de lancer des poursuites", a-t-il ajouté.

La présidente du Conseil d’administration de HP, Patricia Dunn, qui aurait ordonné cette enquête pour tenter d’identifier quel membre du Conseil parlait à la presse, a pour sa part affirmé vendredi dans un entretien accordé au Wall Street Journal qu’elle n’avait pas l’intention de démissionner.

Plusieurs journaux américains, tels le New York Times et le Wall Street Journal, ont affirmé vendredi que leurs journalistes avaient également été surveillés et espionnés dans cette affaire.

Les enquêteurs privés engagés par HP se seraient notamment livrés au "pretexting", une technique leur permettant de se faire passer pour l’abonné afin d’obtenir des relevés téléphoniques.

Une loi interdisant le "pretexting" en Californie (ouest) où HP a son siège est actuellement en attente de signature par le gouverneur de l’Etat, Arnold Schwarzenegger.

En attendant, les méthodes employées par les enquêteurs privés embauchés par HP pourraient relever de l’usurpation d’identité et de l’accès non-autorisé à des documents informatiques, a indiqué Tom Dressler.

Dans un document remis mercredi à la SEC (Securities and Exchange Commission, le gendarme boursier américain), le groupe informatique avait expliqué qu’"après une série de fuites sur des délibérations internes de son conseil d’administration datant d’au moins 2005" Patrica Dunn, avait décidé de lancer une enquête.

Elle a pour ce faire engagé début 2005 une firme de détectives privés pour repérer l’origine de ces fuites qui portaient notamment sur les tensions entre le conseil d’administration et la PDG du groupe, à l’époque Carly Fiorina.

Cette enquête avait permis d’identifier l’auteur des fuites, l’un des administrateurs, George Keyworth, qui lors d’une réunion du conseil le 18 mai 2006, a reconnu les faits mais refusé de démissionner comme on le lui suggérait. Son mandat n’a toutefois pas été renouvelé lors de la réunion du Conseil du 31 août dernier.

C’est alors qu’un autre administrateur, Thomas Perkins, révolté que l’affaire soit traitée publiquement avait annoncé sa démission, explique HP dans le documents transmis à la SEC.

M. Perkins a accusé le groupe d’avoir procédé à des écoutes et enregistrements de téléphones et d’e-mail illégalement et décidé de s’adresser à un avocat.

Carly Fiorina avait été évincée de la tête du groupe informatique en février 2005 en raison de "différends" sur la stratégie. Mme Dunn avait elle été désignée présidente du conseil d’administration, où elle siège depuis 1998, au même moment.


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