mardi 12 décembre 2017

Accueil du site > Terrorisme > International > Le chef de fedpol estime qu’un attentat en Suisse est (...)

Le chef de fedpol estime qu’un attentat en Suisse est possible

ATS

dimanche 10 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

logo

Dans la lutte contre le terrorisme, il doit y avoir un équilibre entre la préservation de la sécurité intérieure et la défense des droits fondamentaux, estime Jean-Luc Vez. Un attentat en Suisse reste "dans le domaine du possible", a-t-il ajouté.

Interrogé par la "NZZ am Sonntag" à l’occasion du 5e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, le directeur de l’Office fédéral de la police indique que des actes préparatoires concrets n’ont jusqu’ici pas pu être complètement prouvés. Mais sur la base des enquêtes en cours, on ne peut pas exclure l’existence de projets d’attentats en Suisse.

Récemment, le Ministère public de la Confédération (MPC) a demandé l’ouverture d’une enquête préliminaire en relation avec une tentative présumée d’attentat contre un avion de la compagnie israélienne El Al à Genève. Fin août, six personnes soupçonnées de faire partie d’une "cellule jihadiste" étaient encore en détention.

Aujourd’hui, les nouveaux groupes terroristes sont petits, dangereux et très innovateurs, a souligné M. Vez dans l’interview. La police fédérale a dès lors besoin de nouveaux instruments pour découvrir à temps leurs activités, estime le chef de fedpol.

La réforme prévue de la loi sur la sécurité intérieure (LMSI) augmenterait les chances de la police, selon M. Vez. Le projet autorise notamment le recours aux écoutes téléphoniques, aux observations dans des lieux privés ou aux perquisitions secrètes de systèmes informatiques.

Cette révision suscite cependant des critiques. Certains estiment que les mesures proposées pourraient conduire à des abus de la part de fonctionnaires.

"Personne ne veut une nouvelle affaire des fiches", assure M. Vez, par ailleurs ancien suppléant du préposé aux fiches. L’état de la menace a toutefois beaucoup changé depuis les années nonante. C’est pourquoi il faut à nouveau élargir les limites qui avaient été inscrites dans la loi sur la sécurité intérieure de 1997, souligne le chef de la police fédérale.

L’affaire des fiches avait éclaté en novembre 1989 suite à un rapport d’une commission d’enquête parlementaire instituée après la démission de la conseillère fédérale Elisabeth Kopp. Le public apprenait que 900’000 fiches personnelles avaient été constituées au fil des années par la police fédérale.


Envoyer : Newsletter Imprimer : Imprimer Format PDF : Enregistrer au format PDF PartagerPartager :