lundi 23 octobre 2017

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Le lancement du deuxième satellite-test de Galileo repoussé

AFP

lundi 11 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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« Le lancement est maintenant prévu pour le printemps 2007 », selon le porte-parole. Initialement planifié pour le printemps 2006, le lancement avait déjà été repoussé à l’automne de cette année.

Le nouveau retard est dû à des problèmes techniques sur certaines pièces, selon le journal, mais qui n’affectent pas l’horloge atomique dont est équipé Giove-B. Givo-A, le premier satellite-test, a pour sa part été placé en orbite en décembre dernier.

Selon le porte-parole, ce nouveau retard ne va toutefois pas affecter le déploiement de Galileo.

Giove A, un gros cube de 602 kg fabriqué par la société britannique SSTL, a été lancé en en décembre 2005 et va servir pendant deux ans à valider dans l’espace plusieurs technologies nouvelles, dont l’horloge atomique la plus exacte jamais envoyée dans l’espace.

C’était aussi la première fois que l’Agence spatiale européenne (Esa), qui copilote la phase initiale du projet Galileo avec l’Union européenne, envoyait un satellite sur une orbite moyenne. Ce positionnement garantit une grande stabilité au satellite, mais l’environnement radio-électrique y est mal connu.

Moyennant un investissement de 3,8 milliards d’euros, Galileo doit permettre à l’Europe d’acquérir son indépendance dans un domaine stratégique, devenu indispensable pour la gestion du trafic aérien, maritime et automobile.

Cette technologie permet ainsi à un gestionnaire de connaître à tout moment la position d’un camion ou d’un train, à un navire de suivre son cap et à un automobiliste de trouver son chemin dans une ville inconnue.

Grâce à Galileo et au GPS - les deux systèmes seront compatibles - on pourra aussi retrouver un conteneur perdu, repérer une voiture volée, évaluer le temps restant avant le passage d’un bus, suivre les déplacements d’un délinquant porteur d’un bracelet électronique ou de secourir un randonneur perdu.

Pour l’Agence spatiale européenne, le nombre d’utilisateurs pour ces services pourrait atteindre 1,8 milliard en 2010 et 3,6 milliards en 2020. À cette échéance, le marché mondial devrait représenter plus de 250 milliards d’euros.


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