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Michèle Alliot-Marie veut sanctuariser le budget de la défense

Yann Le Galès, le Figaro

mercredi 13 septembre 2006, sélectionné par Spyworld

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Le ministre de la Défense se veut vigilant sur les prises de position des candidats à l’élection présidentielle.

Après avoir salué le matin à Roissy les soldats français qui partaient pour le Liban, Michèle Alliot-Marie a clôturé hier en fin de matinée les travaux de la quatrième université d’été de la défense. À huit mois de l’élection présidentielle, le ministre de la Défense a pris date. Dressant un bilan de son action, elle a sévèrement critiqué la politique menée par les socialistes.

« Il y a quatre ans, l’état dans lequel était le matériel ne permettait pas aux militaires de mener à bien les missions qu’ils réalisent aujourd’hui. Imaginons simplement ce qui serait arrivé si nous avions continué de laisser dériver le budget de la défense alors que 15 000 militaires français sont déployés sur plusieurs théâtres d’opération dont le Liban, l’Afghanistan, le Kosovo, la Côte d’Ivoire », a jugé le ministre. MAM a également rappelé que les retards des programmes avaient des conséquences négatives pour l’industrie française de l’armement et ses 600 000 salariés.

Michèle Alliot-Marie a assuré qu’elle serait vigilante sur les prises de position des candidats à l’élection présidentielle car 2007 sera l’année de préparation de la future loi de programmation militaire (2008-2012). « Ce serait une grave erreur de chercher des économies sur les grands programmes essentiels maintenant fortement engagés. Je vais travailler pour que les efforts soient poursuivis. J’y veillerai où que je sois. Sur le plan industriel, 2006 devrait être une excellente année pour les exportations. »

Pôles de compétitivité

Le ministre a également dévoilé ses priorités pour l’avenir. La première concerne l’espace. La deuxième, la recherche. Face à des pays et des industriels qui apparaissent sur la scène mondiale à côté de la puissance américaine, l’industrie française ne peut demeurer compétitive que « si elle maintient une avance technologique. J’ai donc voulu sanctuariser les crédits de recherche qui sont passés de 400 millions à 700 millions d’euros en 2008 », a-t-elle expliqué. Mais il n’est plus question de concevoir uniquement des produits spécifiques pour les militaires. La défense, qui représente 10% du total des crédits de recherche français, collabore avec l’Agence pour l’innovation industrielle, l’Agence nationale pour la recherche. Elle est également engagée dans les pôles de compétitivité.

Malgré la difficulté à mettre en oeuvre des programmes européens pour des raisons à la fois politiques et industrielles - les pays demeurent notamment très sensibles aux conséquences de leur choix sur l’emploi - Michèle Alliot-Marie assure qu’il faut se placer « dans une perspective résolument européenne » tout en travaillant à développer la coopération avec les pays d’autres régions. Prenant l’exemple du dialogue engagé en 2004 avec plusieurs pays du sud de l’Europe, dont l’Algérie et le Maroc, la France travaille actuellement à la mise en place d’une structure similaire avec les pays du Golfe.


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